Développement des régions du nord : Des nouvelles dispositions pour relancer le projet d’aménagement de Taoussa

Les partenaires techniques et financiers du projet d’aménagement de Taoussa étaient réunis, les 12 et 13 avril 2018 à l’Hôtel de l’Amitié, pour une table ronde dont l’objectif était de revoir des nouvelles dispositions engendrées par la crise afin de poursuivre le projet.

 

Les travaux de réalisation du barrage Hydro- électronique de Taoussa ont connu du retard dû à la crise politico-sécuritaire de 2012 dans les régions du nord,  notamment dans la zone concernée par les travaux du projet d’aménagement de l’ouvrage.

Les partenaires du projet et le gouvernement du Mali ont eu une rencontre d’échanges les 12 et 13 avril 2018 à Bamako. Il s’agissait d’examiner de nouvelles dispositions pour faire face aux difficultés engendrées par la crise afin de poursuivre les travaux.

Les échanges ont tournée autour de la nécessité de poursuivre le projet ; les efforts de l’Etat qui s’occupe de la lourde tâche de sécuriser la zone ; le financement complémentaire pour tenir compte de l’évolution des prix des matériaux et de la situation sécuritaire de la zone du projet ; la définition des procédures d’acquisition pour recruter une nouvelle entreprise, sachant l’entreprise SINOHYDRO qui détenait les marchés a refusé de fournir les cautions de bonne exécution du projet.

Une convention de séparation est enfin signée entre les deux parties donnant droit à l’ouverture d’une nouvelle offre tenant compte des conditions sécuritaires.

Pour assurer la continuité d’un tel projet qui suscite beaucoup d’espoir, le gouvernement du Mali continue de payer fort. A noter que ses engagements représentent 24.41 %. Notre pays a récemment travaillé sur un concept de défense pour la sécurisation des personnes et des biens reposant sur un dispositif sécuritaire Comprenant les forces de défense et de sécurité (FAMAs) et une société de sûreté à la demande des prestataires.

Et le gouvernement promet de tout mettre en œuvre pour que ces efforts ne soient pas vains. Et cela d’autant plus que les autorités fondent beaucoup d’espoir sur le projet Taoussa pour soutenir le processus d’inclusion et de retour de la paix en plus des perspectives réelles de développement des régions du nord. Bref, une manière de pallier la crise afin de concrétiser l’émergence.

Le barrage de Taoussa est un ouvrage hydroélectrique en construction sur le fleuve Niger au Mali. Le site est situé à 130 km à l’ouest Gao, près de Bourem. Sa construction a débuté le 5 février 2010. Au départ, les travaux étaient programmés sur 6 ans. Mais, ils accusent aujourd’hui un grand retard à cause de l’insécurité dans la zone qui a contraint à l’entreprise à abandonner le chantier.

Au lancement du projet, en 2010, son coût était estimé à près de 130 milliards de F Cfa. Mais, avec la crise que connait le Mali, depuis 2012, la prise en compte du volet électrification, l’apparition des phénomènes ou éléments non pris en compte dans la conception initiale et la volatilité des conditions économiques du marché mondial, le coût du projet est de nos jours, largement dépassé et s’élève à environ 229,122 milliards de F Cfa, soit une hausse de plus de 175 %.

Les engagements financiers, confirmés sur la base de ressources disponibles, proviennent du Groupe de la Banque islamique pour le développement (BID), du Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID), de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), Du Fond saoudien de développement (FSD).

En plus du Fonds koweitien pour le développement économique arabe et du Fonds d’Abu Dhabi pour le développement, la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), la Banque ouest africaine de développement (BOAD) et la République populaire de Chine, à travers EXIM-Bank,  sont aussi dans les rangs des PTF de cet important projet.

Oumar Alpha

Le Matin

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