Crise du secteur coton au Mali : les autorités de la transition en quête de solution définitive

En vue de trouver une solution consensuelle à la crise que connaît le secteur du coton au Mali, les autorités de la transition sont plus qu’engagées en faveur des cultivateurs de l’or blanc.

Dans le cadre des Assises nationales sur le coton, tenues du 25 au 30 janvier dernier, le ministre en charge de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, accompagné par le président-directeur général de la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), et le ministre commissaire à la Sécurité alimentaire, a effectué la semaine dernière, une visite de deux jours dans la 3e région administrative du Mali, notamment Sikasso et Koutiala (Capitale de l’or blanc.) Cette visite avait pour objectif de débattre de toutes les questions relatives au coton afin de déboucher sur des solutions consensuelles et pérennes.

Le gouvernement engagé pour la réussite de la prochaine saison

La CMDT étant un patrimoine national, voire mondial, M. Mohamed entend mettre tout en œuvre pour sa sauvegarde et son rayonnement. Cette compagnie occupe une place indispensable dans l’économie nationale. D’où son invitation à mettre fin aux divisions dans le monde paysan. « Nous sommes là pendant cette période de Transition pour vous aider », a-t-il rassuré avant de souligner : « Notre unique choix, c’est le pays, la production du coton, et la performance. On doit enterrer nos petites divisions ».

Mahmoud Ould Mohamed, ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, est catégorique : « On n’acceptera pas que quelqu’un tire la CMDT vers le bas ».

Pour la réussite totale de la prochaine saison, le gouvernement malien se dit prêt à appuyer les acteurs du domaine.

« Nous allons nous investir pour reprendre en main la CMDT, la rendre plus performante et la positionner pour l’avenir », a rassuré le ministre de l’Agriculture qui laisse comprendre toutes les ambitions des autorités transitoires pour le développement de cette compagnie. L’objectif du gouvernement malien est de permettre à la CMDT de réaliser ces « missions et objectifs de production, de productivité, de commercialisation et de performance ».

Revalorisation du prix du coton et baisse du prix des intrants

Cette visite de la délégation ministérielle a été une occasion pour les cotonculteurs de faire valoir leurs préoccupations. À Koutiala, les cultivateurs de l’or blanc ont salué ces Assises nationales sur le coton tout en recommandant : « Nous voulons que ces Assises aboutissent à la revalorisation du prix du coton, à la baisse du prix des intrants agricoles, ainsi qu’au renouvellement des organisations du réseau coopératif », a déclaré Moussa Dembélé, producteur de coton à Kolombosso, dans la localité de M’Pessoba, région de Sikasso. « Depuis 2015, nous ne sentons pas les actions du bureau qui est en place », a-t-il ajouté.

Pour rappel, la filière coton contribue à hauteur de 15 % à la formation du Produit intérieur brut (PIB) du Mali. Elle occupe la seconde place après l’or sur le plan des recettes d’exportation. Malgré cette position stratégique dans l’économie nationale, la filière coton reste très fragile face aux fluctuations du cours mondial de la fibre de coton, du prix des intrants agricoles, le faible niveau de productivité et de la transformation au niveau national et les insuffisances dans la gouvernance de la filière, a-t-on dit dans une note technique destinée à la presse.

Bakary Fomba 

Source: Phileingora

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