Conférence internationale des investisseurs de l’UEMOA pour le financement de la seconde phase du programme économique régional (PER) à Dubaï : L’excellente moisson de la délégation malienne

Conduite par le ministre du Commerce, Abdel Karim Konaté, une délégation malienne a participé, le 9 septembre dernier, à la conférence internationale des investisseurs, à Dubaï.

Organisée par l’UEMOA, cette conférence avait pour but de trouver des financements à la seconde phase de son programme économique régional (PER). Sur les 16 projets retenus, cinq concernent le Mali. Coût global 10.000 milliards CFA.

Abdel Karim Konate ministre commerce biographie cv

Axes ferroviaires, centrales solaires, aménagements hydro –agricoles, inter connexions des lignes électriques, forages à haut débit, amélioration de la sécurité alimentaire etc…

Tels sont, entre autres, les secteurs concernés par ces financements, estimés à 20 milliards de dollars. Soit l’équivalent de 10.000 milliards CFA.

Une délégation à hauteur de mission

Conduite par Abdel Karim Konaté, ministre du Commerce, la délégation malienne a, selon nos informations, fait forte impression à Dubaï. Tant par sa participation aux travaux techniques, que par ses contributions aux débats. D’où les résultats, pour le moins brillants, obtenus à cet effet.

Sur les 16 projets retenus par les investisseurs, cinq concernent notre pays. Il s’agit, d’abord de la réalisation et l’exploitation de l’axe ferroviaire Dakar –Bamako –Sikasso –Bobo –Dioulasso. Relier par voie ferroviaire les pays de l’interland aux ports ouest-africains. Un axe qui se décline comme suit : Dakar –Tambacounda –Faléa -Bamako (1000 Km) ; Bamako –Bougouni –Sikasso –Ouangolodougou (569 Km) ; Sikasso –Bobo –Dioulasso (164 Km) ; Bamako – Koulikoro (60 Km).

D’un coût total de 1750 milliards CFA, cet axe ferroviaire –reliant les pays de l’interland (Burkina –Faso, Mali, Niger) au pays côtiers (port de Dakar, port de Cotonou, port d’Abidjan) –vise à développer l’exploitation des ressources minières, agricoles et industrielles de la sous –région ; mais aussi, à promouvoir davantage les échanges entre les différentes communautés de l’espace UEMO, à réduire les coûts de transport et à sécuriser les importations et exportations.

Assurer la disponibilité de l’énergie

Vient, ensuite, la réalisation de cinq centrales solaires photovoltaïques de 20 Mwc, chacune dans cinq pays de l’UEMOA, dont les Mali.

D’un coût global de 150 milliards CFA, ces cinq centrales solaires permettront d’assurer l’indépendance énergique de la sous –région, de lutter contre la déforestation et le changement climatique.

Enfin, l’interconnexion des lignes haute tension, dont les principaux axes sont : Sikasso –Bougouni –Sanankoroba –Bamako (225 MW, 396 Km) dans le réseau Mali –Burkina Faso –Ghana ; l’axe Ouagadougou –Frontière du Niger (330 MW, 445 Km) dans le réseau Nigéria –Niger –Burkina Faso –Bénin Togo.

Ces interconnexions permettront, à terme, de répondre aux besoins énergétiques en hausse.

Garantir la sécurité alimentaire

Autres projets, autres financements : l’aménagement hydro –agricole du casier de Kandiourou, dans la zone Office du Niger et la réalisation d’aménagements hydrauliques ruraux, multi –usages.

D’un coût total de 47 milliards CFA, le premier vise à renforcer la productivité et à garantir la sécurité alimentaire pour les populations ; tandis que le second a pour objectif d’enrayer les effets du changement climatique, de rationaliser l’exploitation des ressources en eau. Il coûtera 43 milliards CFA.

Comme on le voit, la moisson de la délégation malienne à la conférence internationale des investisseurs de l’UEMOA n’aura pas été, seulement, belle. Elle aura été excellente pour les pays de l’interland en général. Et pour le Mali en particulier.

Oumar Babi

SOURCE: Canard Déchainé  du   17 sept 2014.
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