Bras de fer Synabef/Patronat: les clients paient le prix fort

Le Syndicat des banques et établissements financiers du Mali a entamé ce mardi (23/11/21) son mot d’ordre de grève de 72h. Ce nouveau débrayage intervient suite à un désaccord entre les syndicalistes et le Patronat. Une augmentation de 15% des salaires est l’un des trois points qui constituent le blocage.

 

« Est-ce que c’est avec le consentement des clients qu’ils sont partis en grève ? Là est la question. Tu as ton argent à la banque, pendant ses trois jours, tu vas faire comment ?» Ces mots sont d’un fonctionnaire. Comme lui, ce sont des milliers de clients qui sont dans la désolation à cause de la grève des banques et établissements financiers. Dans la capitale, aucune banque de la place n’a travaillé, à part une seule. « Le mouvement est suivi à travers le pays dans les banques, assurances et micro-finances sur l’étendue du territoire… », affirme Ogotembeloum Guindo, Secrétaire dministratif SYNABEF. Il précise également qu’il « n’y a aucune loi qui oblige le secteur privé a assurer le service minimum durant les arrêts de travail ». Le SYNABEF prévient également sur les risques d’une grève illimitée, si toutefois le patronat ne satisfait pas leurs doléances.

L’association professionnelle des banques et établissementn financiers n’a pas sohaité donner d’explications quant à la non-participation des banques qui se sont désolidariées du mouvement. En attendant le dénouement de ce bras de fer, les clients prennent leur mal en patience.

A l’intérieur du pays, le mot d’ordre du syndicat des banques et établissements financiers du Mali est aussi bien observé. A Bougouni et à Gao, à part les banques qui se sont désolidarisées, toutes les autres sont vides. Les quelques clients sur place déplorent le manque de service minimum.

Source : STUDIO TAMANI 

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