Attribution de la 3e licence de téléphonie mobile : Planor-Monaco Telecom doit s’acquitter d’un reliquat estimé entre 7 et 22 milliards Fcfa …

Face aux multiples rumeurs de corruption et de favoritisme qui ont émaillé le dossier d’attribution par entente directe de la 3ème licence de téléphonie mobile par le gouvernement de transition au Groupement Planor/Monaco Telecom, trois membres de l’équipe de Django Cissoko avaient invité la presse dans les locaux de l’Hôtel des Finances, le 13 juin dernier, pour, disaient-ils, faire le point du processus d’octroi de la licence en question. 

A cette date, selon le ministre des finances de l’époque, Tiéna Coulibaly, ledit groupement s’était acquitté de la somme de 33 milliards FCFA sur un montant total de 55 milliards FCFA équivalant au prix de cession de ladite licence. Afin d’éviter une résiliation du contrat signé avec l’Etat du Mali, le Groupement Planor /Monaco Telecom devait payer un reliquat de 22 milliards CFA en mai dernier, ce qu’il n’a pu honorer. Un délai supplémentaire de six mois lui a été accordé, qui arrive à terme le 13 novembre prochain. Si à cette échéance, il n’arrive pas à payer le reliquat de 22 milliards, il sera déclaré défaillant, son contrat résilié  et sans contrepartie aucune.

 

Des sources indiquent qu’à la date d’aujourd’hui 18 octobre, ledit groupement se serait acquitté de 48 milliards F CFA sur les 55 milliards FCFA. Il lui resterait donc à verser 7 milliards F CFA  avant la date fatidique. D’autres sources soutiennent que ces 48 milliards n’ont jamais été versés, la banque ayant promis d’apporter 15 milliards n’ayant pas à ce jour effectué le décaissement. Ce qui signifierait que le groupement reste devoir toujours à l’Etat malien 22 milliards qu’il lui faut impérativement verser dans moins d’un mois.

3e-telephonie

Des rumeurs ayant fait état de corruption à vaste échelle, impliquant plusieurs ministres et hauts fonctionnaires de la République sous la transition, le Vérificateur général avait annoncé publiquement sa décision de faire toute la lumière autour de ce dossier sulfureux. Il avait adressé une correspondance dans ce sens au ministre des finances de l’époque, Tiéna Coulibaly.

 

On attendait avec empressement son rapport dont on pensait qu’il serait disponible avant la fin de la transition. Cela n’a pas été le cas. Annoncé par une source proche du dossier pour début octobre, ce rapport n’est toujours pas visible. Ce qui relance de nouveau les spéculations et les conjectures autour de l’affaire. Eu égard à la sensibilité de celle-ci, le gouvernement Oumar Tatam Ly est interpellé.

Mamadou FOFANA

Source: L’independant

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