Adduction d’eau à Bamako et Kati : LES GRANDS TRAVAUX SE POURSUIVENT NORMALEMENT

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Par ces temps de canicule à Bamako, le problème d’eau potable est d’une grande acuité. Au moment où les populations ont le plus besoin de l’eau, le précieux liquide est introuvable en maints endroits de la ville. La corvée d’eau est le quotidien de nombre de Bamakois aujourd’hui. Dans certains quartiers, il faut se lever à des heures avancées de la nuit pour faire provision de l’eau. Dans d’autres parties de la ville, surtout les zones périphériques, les femmes passent des nuits blanches pour se procurer quelques litres d’eau potable.

Cette situation est due au déficit de production de l’eau potable par la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP-SA). Signe que le problème est devenu une préoccupation nationale, les députés ont interpellé le ministre de l’Energie et de l’Eau, Mamadou Frankaly Keïta pour des questions d’actualité à l’Assemblée nationale jeudi dernier.

Le projet d’adduction d’eau de Kabala en cours d’exécution, est attendu pour combler une grande partie du déficit d’eau potable de la capitale. Les chantiers de ce grand projet ont été visités vendredi dernier par le ministre de l’Energie et de l’Eau, Mamadou Frankaly Keïta. Accompagné de ses plus proches collaborateurs, des PDG de la Société malienne du patrimoine de l’eau potable (SOMAPEP), Adama Tiémoko Diarra et de la Société malienne de gestion de l’eau potable (SOMAGEP-SA), Boubacar Kane, le ministre Keita a visité les chantiers de Kabala, Kalanbacoro, Niamakoro 30 mètres et de Kati-Sébénikoro.

Après la tournée, le ministre Mamadou Frankaly Keïta a livré ses impressions à la presse. Il s’est dit satisfait de ce qu’il a vu sur le terrain tout en ajoutant que legouvernement a pu mobiliser en 2 ans plus de 230 milliards de Fcfa pour renforcer l’approvisionnement de la ville de Bamako en eau potable et plus de 20 milliards pour les villes de Kati, Koutiala, Koulikoro et Sikasso.

La visite a permis de constater qu’à Kalabancoro et Baco-Djicoroni, les travaux se déroulent de façon satisfaisante. Aucune contrainte de nature à compromettre le respect du planning.

Le ministre de l’Energie et de l’Eau a assuré que les investissements des différents projets « permettront de mettre fin à la pénurie d’eau à Bamako et environs à l’horizon 2018 ». Il est confiant qu’avec l’évolution actuelle du chantier, ce délai sera respecté.

« De 1960 à nos jours, le plus gros réservoir d’eau au Mali était de 5 millions de litres d’eau par jour. Aujourd’hui, nous sommes en train de construire deux réservoirs qui font 20 millions de litres par jour ». La population de Bamako, selon le dernier récemment, est de 2 millions 300 habitants.

Les projets de Kati-Sébénikoro, Koulikoro et Koutiala financés par la coopération danoise, avancent normalement, a assuré le ministre Keita. Par ailleurs, la SOMAGEP, sur fonds propres, a financé un projet d’approvisionnement en eau potable de la ville de Kati, d’une capacité de 1,5 millions de litres d’eau par jour. Mais la société est victime du vol des câbles d’alimentation électrique de ses installations. Non seulement les dégâts sont très importants pour la société mais aussi pour les populations qui souffrent énormément par ces temps de canicule. Quelques présumés voleurs ont été arrêtés et présentés au juge pour avoir volé 730 mètres de câbles privant ainsi les populations de l’eau potable. La valeur du matériel est estimée à 22 millions de Fcfa, selon le ministre Keita qui a beaucoup insisté sur la sensibilisation et l’éducation de la jeunesse sur la protection des biens communs.

Le ministre de l’Energie et de l’Eau a expliqué que les investissements doivent se poursuivre après la construction des 2 réservoirs d’une capacité de 20 millions de litres par jour. Car la ville de Bamako s’agrandit de jour en jour. « Les investissements doivent continuer. C’est pourquoi, nous avons anticipé avec la phase II de Kabala », a indiqué Mamadou Frankaly Keita.

Il convient de rappeler que lors de la table-ronde sur le financement du projet de Kabala, les bailleurs de fonds avaient annoncé 102 milliards Fcfa. Mais aujourd’hui, le pays a pu mobiliser 65 milliards comme première tranche. « Nous avons la confiance des bailleurs de fonds c’est pourquoi cette somme a pu être mobilisée en 2 ans », a expliqué le ministre de l’Energie et de l’Eau.

A. DIARRA

Source : L’ Essor

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