5ème édition de la Journée des Banques et Etablissements Financiers du Mali : L’APBEF entend célébrer les PME !

Pour la cinquième année consécutive l’Association des Professionnels des Banques et Etablissements Financiers du Mali (APBEF), organisera du 24 au 25 Avril 2015 au CICB, sa traditionnelle journée des banques et établissements financiers. En prélude, Moussa Allassane Diallo, président de l’APBEF était devant la presse, hier lundi 13 avril, pour planter le décor des temps forts de cette 5ème édition et faire découvrir les attentes de son organisation dans la réussite de cet événement.

Entouré du vice président de l’APBEF, Baba Dao et des directeurs de communication des quatorze banques de la place, Moussa Alassane Diallo, président en exercice de l’APBEF, a présenté le programme des deux jours d’activités de la 5ème journée des Banques et établissements financiers. Mais aussi, évoquer avec les hommes de presse l’actualité du secteur bancaire malien. Ses missions et perspectives.

De prime abord, il est bon de signaler que l’APBEF/Mali après la rencontre avec les responsables des medias à Ségou (un rendez-vous annuel) et la publication de sa revue ‘’Journal du banquier’’ parachève son plan d’actions annuel avec l’organisation de cette journée des banques et établissements financiers. Financée sur fonds propre.

« Financement des Petites et Moyennes Entreprises (PME), défis et perspectives », voilà d’un trait le thème concocté par l’APBEF dans le cadre de cette 5ème édition de la journée des banques et établissements financiers, qui se tiendra du 24 au 25 Avril prochain au CICB. Ce thème, à en croire Moussa Alassane Diallo, n’est pas fortuit. Il découle, à l’en croire, de la volonté exprimée des banques et établissements financiers à apporter plus de soutien au secteur privé national. Notamment les petites et moyennes entreprises pour fructifier leurs activités au grand bonheur des populations. Dans cette dynamique, dira le président de l’APBEF, lors de la soirée gala, des distinctions seront offertes à une vingtaine d’entrepreneurs des trois secteurs clés des affaires (la chambre du Commerce, celle des Métiers et du conseil des Chargeurs du Mali).

En outre, le président de l’APBEF, non moins PDG de la BNDA (Banque Nationale du Développement Agricole), Moussa Allassane Diallo, n’a pas manqué de faire savoir les dispositions en vigueur au niveau des différentes structures bancaires pour booster les investissements au Mali. Cependant, regrette-t-il, pour assurer ces financements innovant, il sied aux entreprises maliennes de s’adapter aux méthodes modernes de la conduite des affaires à l’échelle internationale, notamment la levée des capitaux en bourse. « Aucune entreprise malienne n’est introduite en bourse » déplore-t-il. Avant de nourrir l’espoir que le secteur privé malien puisse briser les frontières  afin de se lancer dans la concurrence sur le plan sous régional, africain et pourquoi pas mondial.

 

 

Amener le taux de bancarisation à 20% sur le plan national

Au cours de cette conférence de presse, Moussa Alhassane Diallo a touché du doigt aux perspectives qui meuvent l’APBEF de nos jours.  Singulièrement l’accroissement du taux de bancarisation sur le plan national. Aux dires du premier patron de l’association des banquiers du Mali, ce taux, contrairement à ce que beaucoup de gens estiment n’est pas décevant. Qu’il est à l’ordre de 16% pour 14,1% sur tout l’espace de l’UEMOA. « Notre objectif est de l’amener à l’ordre 20%. Pour cela nous-nous félicitons du taux d’accès aux services financiers au Mali, qui est de 32% cette année » a déclaré Moussa Allassane Diallo. Avant de signaler que de nos jours, la politique de rapprochement de la banque à ses clients suit agréablement son petit bonhomme au Mali, surtout à Bamako, où : « Chaque commune, chaque grande artère ou place importante de la capitale dispose des services bancaires adéquats ». Ce succès, aux dires de Moussa. A. Diallo,  l’APBEF compte l’étendre au reste du pays par l’articulation des systèmes financiers décentralisés, à savoir le micro finance.

Dans la même foulée, le président de l’APBEF a évoqué la question des opérations financières effectuées actuellement par les opérateurs de téléphonie mobile au Mali, Orange-Mali, Malitel. A cet effet, il dira que cette situation est régie par la réglementation de la BCEAO sur la monnaie électronique. Sur la base de laquelle, sur demande du président de la BCEAO une commission dirigée par l’APBEF s’est penchée sur la question. Aux éclairages des travaux de cette commission, Moussa Alassane Diallo dira qu’à priori : « les activités d’Orange-Money et de Mobicash ne sont pas en concurrence avec celles des banques ». Cependant que celles-ci doivent s’opérer dans l’articulation des services des banques, afin d’éviter des situations de blanchissement d’argent et autres.

Une soirée Gala pour renforcer les liens !

Faut-il le rappeler, cette journée des banques et des établissements financiers, en plus des stands d’exposition de découverte des produits des banques et d’échanges sur les perspectives des missions des banques et  établissements financiers, donne aussi l’occasion au monde des affaires à se retrouver dans le cadre d’une soirée gala, dite nuit des banquiers. Pour cette année, informe le président de l’APBEF, il est prévu la remise des diplômes et des trophées, non seulement aux meilleurs élèves des écoles supérieurs des finances-banques et marketing de la place, qu’aux entrepreneurs (20 de chaque secteur) qui se sont distingués dans les domaines du commerce, des métiers et investissements privés. « Conformément au thème de cette cinquième édition, nous avons le devoir de récompenser des acteurs des PME qui se sont distingués dans leurs activités respectives » a indiqué le président de l’APBEF, avant de revenir sur certains grands chantiers de développement financés par les banques et établissements financiers. « Au sein de l’APBEF nous mesurons à sa juste valeur le taux de financement des banques de l’Economie nationale », dira-t-il.

A noter, qu’en plus de la remise des diplômes et des trophées, cette soirée sera sanctionnée par les allocutions respectives du président de l’APBEF et du ministre de l’Economie et des Finances.

Moustapha Diawara 

 

Source: Tjikan

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