Hausse du prix des matériaux de construction : Souffrir pour construire

Depuis un certain temps les prix des matériaux de construction ont pris de l’ascenseur dans notre pays. Cette hausse des prix n’a pas été sans conséquences pour les marchands de ces matériaux  et surtout les clients. Une situation qui interpelle les plus hautes autorités du pays. Surtout que les annonces de réduction des prix, faites sont restées en état d’annonce.

La hausse des prix est devenue monnaie  courante dans notre pays. En plus des produits de première nécessité, ce sont les matériaux de construction et autres qui ont brusquement connu une augmentation drastique de leurs prix sur le marché.                                                                               Ainsi, le prix de tonne de ciment est à 125000 F avec 6000f comme prix du sac. A la quincaillerie générale sise à Fadjiguila, M. Seydou Coulibaly (le propriétaire), a expliqué cette augmentation des prix à cause du fait que deux usines au Mali sont fermées à cause du manque de matière première. Une autre est fermée au Sénégal. De ce fait, aujourd’hui, c’est une seule usine au Sénégal qui fournit les commerçants grossistes et détaillants maliens

Toujours au sein de la même quincaillerie, le Fer 12 de première qualité est cédé à 3750 F la barre, la 2ème  qualité à 3400F0. . et la 3ème  qualité à 3200F.                                                                                                                           A signaler que M. Seydou Coulibaly a 5 quincailleries dont 4 à Bamako et 1 à Kita.

Même son de cloche chez Keffa Diarra, commerçant grossiste à Kati Malibougou.                                                                    Chez lui tous les prix ont connu une augmentation. Par rapport aux fers utilisés dans la construction, le gérant de la ‘’Quincaillerie Diarra et frère’’ a indiqué que le fer 12 plein est à 6000f en ce moment. Quant au fer 12 normal qui était à 3.250f, il est à 3.500f actuellement. Aux dires de M. Diarra, le fer 10 Sénégal était vendu à 1.900f, à cause de l’augmentation des prix le fer 10 est vendu actuellement à 2.400f.  Celui (fer: 10) du Mali qui était à 1.600 est à 1.800f en ce moment.

Pour revenir à l’augmentation des prix concernant le ciment, il faut signaler qu’il y a de cela à peine 5 mois le prix d’une tonne de ciment était à 90.000f. Actuellement le prix de la tonne du ciment a augmenté. La tonne est vendue à 115.000f (ciment produit au Mali et 120.000, celui du Sénégal). Même différence entre les prix unitaires de ces ciments sur le marché: 1 sac de ciment Sénégalais coûte 6000f et celui du Mali coûte 5.750f.

Il y a des moments où le marché local se trouve assez approvisionné en ciment. Pendant ces occasions,  le ciment du Mali et celui du Sénégal sont vendus au même prix, a fait savoir Keffa Diarra.

Cette situation n’est pas sans conséquence tant pour les vendeurs que chez les clients.                                                   “Quand les prix augmentent de la sorte nous vendons moins que d’habitude. Parce qu’il y a manque  de marchandises, les clients ne viennent pas en nombre” a-t-il déploré. Avant d’appeler les autorités maliennes à prendre sérieusement en compte ce problème.

“Cette situation a beaucoup joué sur moi économiquement. Si je pouvais arrêter la construction de ma maison j’allais le faire. Je ne peux arrêter mon chantier car  bientôt ce sera la saison de fortes pluies. Il y a moins de trois mois, j’achetais la tonne de ciment à 90.000f. CFA et aujourd’hui j’achète cette même tonne à 125.000f.CFA. Où va finalement ce pays? Il faut mettre fin à des situations pareilles dans notre pays qui se trouve déjà fragilisé par de multiples crises” nous a témoigné Mohamed Sangaré père de famille.

Au moment où nous menons ces enquêtes le gouvernement a sorti un communiqué annonçant la baisse des prix de ces matériaux notamment le ciment où la tonne est revenue à 95.000f. En tout cas une chose est sûre cette décision de la baisse des prix des matériaux de construction n’est pas encore effective et pas du tout respectée sur le marché.

Par Maïmouna Sidibé

Source: Le Sursaut
Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.