Situation chaotique du pays : S’unir ou périr !

« A situation exceptionnelle, sacrifices exceptionnels », peut-on légitimement dire par déformation pour adapter à la gravissime situation actuelle du Mali la formule consacrée « A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles ».

drapeau mali

« A situation exceptionnelle, sacrifices exceptionnels », peut-on légitimement dire par déformation pour adapter à la gravissime situation actuelle du Mali la formule consacrée « A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles ».

En effet, face au contexte socioéconomique, politique et sécuritaire qui se dégrade dangereusement pour l’avenir du pays, nous, Maliens, de quelque bord que nous soyons, n’avons plus le choix : nous unir ou périr. Hommes et femmes ; jeunes et vieux ; blancs ou noirs ; bambaras ou peuls, sonrhaïs, dogons, tamasheq ou arabes ; de la majorité, de l’opposition ou de la société civile ; de l’intérieur comme de l’extérieur ; paysans, artisans, commerçants ou fonctionnaires etc., nous avons le devoir, si celui-ci ne s’impose à nous, de faire chemin ensemble, de regarder dans la même direction, de parler le même langage, de manger dans la même tasse et de souffler dans la même trompette, pour sauver ce qui reste de notre cher Mali.

Nous n’avons plus le choix au vu de la dégradation de la situation sécuritaire, non plus au nord seulement, mais aussi au sud et au centre, avec cette montée fulgurante des attaques djihadistes et terroriste à Kidal, Gao, Ménaka, Ansongo, Nampala, Dioura, Dogo, Ténenkou et Bamako. Cette insécurité généralisée crée un état de psychose sans précédent au sein des populations, partagées entre inquiétude, désespoir et résignation.

Nous n’avons plus le choix face à la menace de partition de notre pays par des forces extérieures cachées derrière des rebelles aux idéaux indépendantistes maquillés en revendications de développement. Aujourd’hui, aucune vision nationale inclusive n’est dégagée autour des pourparlers d’Alger qui ont « accouché » d’un projet d’accord porteur de danger pour l’unité de la nation malienne. L’autonomie pour Kidal, la décentralisation poussée pour Tombouctou et Gao, le statut actuel qui pourrait évoluer en décentralisation poussée pour Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Mopti et Bamako, tel est le schéma de partition du Mali que l’Algérie et la Médiation veulent nous imposer. De la patate chaude !

Nous n’avons plus le choix face à la mauvaise gouvernance ambiante, à l’incapacité évidente du régime en place à gérer les affaires de l’Etat, mais surtout à l’attitude du président IBK vis-à-vis des Maliens. Si le Mali a pris dix-sept mois de retard, voire de recul, c’est à cause de ces scandales qui ont éclaboussé la République et qui ont pour noms : achat d’avion, contrat d’armement, affaire Tomi, surfacturations. A cela s’ajoute l’asphyxie engendrée par les sanctions du Fmi et de la Banque mondiale. Pire, depuis qu’il est aux affaires, IBK étale un handicap majeur (les difficultés à être un chef d’Etat à la hauteur des attentes des 77% de Maliens qui l’ont élu et des autres) et un défaut de taille (son indifférence face au drame national, par exemple, aller pleurer les morts de Charlie à Paris laissant ceux de Nampala aux bons soins de leurs parents). Des épisodes douloureux à oublier.

Nous n’avons plus le choix face à la guéguerre politicienne qui mine la vie nationale, déstabilise le fonctionnement normal des institutions, désoriente le peuple et détourne le pays de ses priorités. Les cadres du Rpm veulent tous les postes juteux à eux seuls ; leurs alliés leur mettent les bâtons dans les roues pour se faire de la place ; l’opposition ne guette, si elle ne souhaite, que les dérives pour monter au créneau et prendre du poids, pour l’avenir. Des intérêts et ambitions à ranger dans les tiroirs. Car, la nation est en danger.

Alors, le doute n’est plus permis, il y a péril en la demeure. Et l’union sacrée des Maliens de tous bords en est la panacée. Mais, la voie menant à cette union ne peut et ne doit venir que du président Ibrahim Boubacar Kéïta lui-même. Le chef de l’Etat doit donner l’exemple.

La rédaction

source L Aube

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