Retrait des cartes NINA : Les citoyens insatisfaits

Il y a quelques jours de cela,  la distribution des cartes NINA a commencé dans les différentes écoles publiques. Cette distribution de carte, tant attendue par la population malienne qui manifeste de l’enthousiasme, connaît de sérieux problèmes, car elle n’est pas à la portée de tous les  maliens.

 

 

 

Le Numéro d’Identification National appelé couramment NINA, est entrain d’être distribué depuis le 1er juillet 2013. La carte NINA est dorénavant la carte électorale qui permettra aux citoyens de voter aux élections prochaines, mais elle n’est pas accessible à tous les maliens. Nombreux sont nos compatriotes  qui, voulant retirer leur carte pour pouvoir voter le 28 juillet, font malheureusement face à des difficultés différentes.

 

 

On lit sur des banderoles a l’école fondamentale Cheick Tidiane Diarra, à la Base A à Bamako, « Voulez vous voter? Retirez votre carte ». Il ya des va et vient, même s’il n’y a pas foule. « Comment vais-je voter si j’ai pas ma carte? J’ai été enrôlée en 2009 a la mairie de mon quartier et à ma grande surprise, voulant retirer ma carte, mon nom n’est pas sur la liste et ma carte non plus » se lamente Mme Abi Diarra, désespérée.

 

 

Moussa Ba, rencontré à la mairie de Bamako Coura- Bolibana est tout aussi insatisfait : « c’est la négligence et la paresse de la part des agents de la distribution qui ne recherchent pas bien les cartes. Sinon comment expliquez-vous que quelqu’un ait son nom sur la liste et qu’il n’y a pas sa carte? Cela se comprend également ; c’est le Mali, on recrute les agents n’importe comment ».

 

 

Très irritée, Fanta Doumbia fait savoir que c’est la deuxième fois qu’elle vient a la mairie pour regarder ses coordonnés sur la liste : « Lorsque je suis partie pour prendre ma carte NINA, je leur ai donné le ticket qu’on m’a remis après mon enrôlement, mais rien. Mais à la fin, ne suis-je pas une malienne? N’ai je pas droit au vote »?

 

 

Partout, à travers les centres de dépôt, et peut être tout le Mali, c’est le même refrain des citoyens insatisfaits. A ce rythme beaucoup d’électeurs seront sûrement privés de leur droit de vote. Les conséquences risquent d’être catastrophiques pour le taux de participation, comme pour la sincérité et la transparence des élections, donc pour la légitimité des scrutins à venir.

 

 

Il est temps que les autorités, qui s’occupent de l’organisation des élections, trouvent une solution rapide et efficace a cette situation avant les élections. Des précautions nécessaires et adéquates, afin que toutes les personnes, qui ont leurs noms sur les listes, puissent avoir rapidement leurs cartes pour aller voter le 28 juillet prochain. Le temps presse, il joue contre les autorités de la transition et gouvernement qui ont promis solennellement à la face du monde et aux Maliens de relever le défi d’élections transparentes et apaisées.

 

Habibatou Coulibaly

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