Insécurité alimentaire ?

Selon OCHA, le nombre de personnes ayant besoin d’assistance humanitaire au Malien 2018 est passé de 4,1 millions en janvier, à 5,2 millions en juillet, soit une augmentation de 900 mille personnes. Cette hausse est liée au changement du mode d’estimation des personnes dans le besoin, à la crise pastorale et aux conflits intercommunautaires. Les pluies et la montée des eaux des fleuves, en juillet et en août, ont causé des inondations dans toutes les régions. Jusqu’au mois de septembre, elles avaient affecté plus de 137 000 personnes et causé 13 pertes en vies humaines, selon les données recueillies par la direction Générale de la Protection Civile.

 

Pendant la période de soudure de juin à septembre, les humanitaires, en appui aux actions du gouvernement, ciblent un million de personnes dans le cadre de l’assistance alimentaire et plus de 266 000 ménages dans les secteurs de l’agriculture, du maraîchage et de l’élevage. La région de Mopti est la plus touchée avec près de 46 % de ménages qui ne disposent pas d’une consommation alimentaire suffisante. Au mois d’août dernier, plus de 73 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère et 65 000 malnutris aigus modérés avaient été pris en charge  Au même moment, dans la région de Kayes, la population fait face à des oiseaux granivores. Pas de présence d’une invasion de criquets ravageurs, affirment les autorités locales. Toutefois, la direction régionale de la protection des végétaux annonce que « des mesures ont été prises pour lutter contre ces oiseaux ». Ses responsables rassurent qu’ils feront tout leur possible pour qu’il n’y ait pas d’impact majeur sur la campagne agricole en cours.

 Mondoro :

La malnutrition fait des victimes

Avec un total de 35 décès sur 224 cas entre mars et août dernier, les autorités sanitaires de Mondoro, une ville dans la région de Mopti, ont sonné l’alarme sur ce qu’ils craignaient être une maladie mystérieux qui affligeait les populations. Finalement, il a été prouvé que la cause de ces décès était la malnutrition. Selon le rapport publié par le ministère de la Santé à la fin de l’enquête, il est apparu que « la malnutrition dans la communauté a atteint des proportions inquiétantes en raison du manque de nourriture dû aux conflits intercommunautaires ». « En raison de l’insuffisance de nourriture, l’ensemble de la population de la commune de Mondoro est exposé à un risque de malnutrition aiguë sévère et des complications en raison du manque de vitamine B1 et de la vitamine C », conclut le rapport. L’insécurité alimentaire a particulièrement touché la région de Mopti, qui demeure l’une des plus touchées par les conflits intercommunautaires et l’insécurité qui a atteint des niveaux inquiétants, selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA). En raison de cette situation, Médecins Sans Frontières (MSF) a pris en charge 66 patients. Avant la fin du mois d’août, ces derniers avaient été déchargés surtout après la « bonne récupération », selon l’ONG, qui a tout de même averti que “l’insécurité empêche l’accès à d’autres patients dans les localités voisines pour atteindre le centre de santé”.

Education :

750 écoles fermées au Nord et au Centre

À quelques jours de la rentrée des classes, la situation des écoles reste alarmante. Au moins 750 écoles sont fermées au Nord et au Centre du pays et environ 2 millions d’enfants sont privés d’éducation. Selon les responsables scolaires, les régions de Mopti et Kidal enregistrent le taux le plus élevé des écoles fermées. À Mopti, sur les 685 écoles de l’académie d’enseignement de la ville, environ 265 étaient fermées au cours de l’année académique 2017-2018 soit un taux de 39%. Selon le directeur de l’académie régionale, environ 121 écoles sont susceptibles d’être réouvertes. Dans le cercle de Youwarou 58 écoles étaient fermées l’année dernière. À cela, s’ajoutent aussi les infrastructures et équipements incendiés par les hommes armés. Toujours dans la région de Mopti, plus de 100 écoles sont fermées dans le cercle de Douentza. Selon le directeur du CAP, seules 11 écoles dans la commune de Hombory et 14 autres dans la Commune de Koubewel Koudia pourront reprendre les activités scolaires cette année. Vers le nord du pays, dans la région de Tombouctou, le CAP de Niafunké compte 34 écoles fermées à ce jour. À Kidal, sur les 71 écoles que compte la région seulement une était ouverte l’an passé. En plus de l’insécurité, les fortes pluies diluviennes ont causé d’énormes dégâts dans plusieurs endroits du pays, notamment l’effondrement de beaucoup d’habitations au Nord. La majorité des sinistrés occupent actuellement les écoles comme refuges.

Kayes :

Menace de grève des enseignants du fondamental

Ce mouvement se déroulera du lundi 1er au mercredi 3 octobre prochains, avant de se poursuivre le lundi 8 jusqu’au 17 octobre 2018. Quatre points de revendications ont été déposés sur la table par le bureau régional du SYNEB.

 

Tessit :

Les champs envahis par des oiseaux granivores

Les paysans s’inquiètent pour les récoltes du sorgho et du mil. Les champs sont envahis par des oiseaux granivores. Cette situation, selon eux, peut avoir des conséquences néfastes sur les récoltes. Ils demandent l’aide des autorités pour régler cette situation.

Tarkint :

Le prix du mouton flambe

Le prix du mouton laitier a connu une flambée cette année dans la commune de Tarkint, dans le cercle de Bourem région de Gao. Cette cherté s’explique selon les commerçants par la bonne pluviométrie qui favorise la nutrition de ces animaux pour une bonne production du lait.

 

Gao :

Réconciliation entre Peuhls et communauté Dawsack

Peuhls et communauté Dawsack se sont engagés à déposer les armes, le  jeudi  20 septembre dernier, lors d’une rencontre. Cette session de réconciliation entre les deux communautés a été organisée par l’ONG Equal accès.

La Rédaction

Source: L’ Aube

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