Pratiques coloniales: des photos inédites de Chérif Hamahoullah en France

L’écrivain algéro-suisse Zidane Meriboute ouvre de nouvelles perspectives avec des témoignages et des photos authentiques et inédites, des matériaux collectés à Vals-les-Bains, le dernier lieu de détention de Chérif Hamahoullah. Son livre « Islamisme, soufisme, évangélisme : la guerre ou la paix » paru chez « Labor et Fidès » (287 pages, 2010) est venu élargir l’horizon de la recherche.

Pour travailler sur Chérif Hamahoullah, il faut se prémunir d’une grande circonspection tant le sujet est sensible, à la lisière du religieux, du divin et du temporel. Amadou Hampâté Ba, Alioune Traoré, Seïdina Oumar Dicko, Boukari Sawadogo et Hamadou Boly ont accompli déjà un travail considérable sur le saint homme de Nioro, devenu aussi un résistant à l’occupation coloniale. Il a été combattu aussi pour sa foi.

Ces auteurs ont la particularité d’être très proches du saint homme, soit en étant parmi ses adeptes soit en appartenant à la même aire culturelle ; ce qui n’est pas le cas de Zinedine Miraboute. Sa distance par rapport au thème ne fait que renforcer la vigueur de sa démarche et de son argumentation, surtout en ce qui concerne la méthodologie de collecte et le récit des faits.

à propos de Chérif Hamahoullah, la polémique n’a véritablement jamais cessé. Elle est même récurrente. L’idée même de sa mort n’est toujours pas acceptée dans certains milieux de ses adeptes, quand bien même la tombe au cimetière de Montluçon ne laisse aucune place au doute. Ils sont encore nombreux dans l’attente « du jour de son retour ». La représentation photographique de Chérif Hamahoullah constitue dans ce contexte un élément de controverse.

Ce thème est à la base du travail phénoménal abattu par Zidane Meriboute, parti par, monts et vaux, à la recherche des matériaux les plus crédibles sur la vie de Chérif Hamahaoullah en France.
La photo publiée par Alioune Traoré dans son ouvrage « Cheikh Hamahoullah, homme de foi et résistant » chez « L’Harmattan » (plusieurs fois réédité), était supposée être la seule connue de Cheikh Hamallah. Elle daterait du temps de sa captivité sous Vichy.

Source: Essor

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