Troubles à l’ordre public et non respect de l’état d’urgence : 12 militants du MP22 défé rés à la prison centrale lundi dont le Secrétaire à la communication, Mohamed Tabouret

Ils sont douze militants du mouvement populaire du 22 mars (MP22) à avoir fait les frais de la manifestation du samedi 8 juin sur la place de l’indépendance. Cette organisation proche de la junte militaire avait invité ses militants à une marche pacifique pour exiger la présence sans condition de l’armée à Kidal et protester contre les négociations avec les groupes armés du nord. Les premiers militants venus sur les lieux ont été arrêtés et conduits aux commissariats du 1er et 2ème arrondissement. Ils ont été présentés lundi au parquet de la commune II et sont accusés de troubles à l’ordre public et non respect de l’état d’urgence. Depuis lundi soir, ils ont été déférés à la prison centrale.

 

Mohamed Tabouré (photo archives,  Les Echos)

Mohamed Tabouré (photo archives, Les Echos)

Parmi les personnes arrêtées figurent Mohamed Tabouret, secrétaire à la communication du MP22  non moins animateur de la COPAM et un des fervents adversaires d’une intervention militaire extérieure au nord du Mali. Son arrestation, explique Rokiatou Sanogo, une autre responsable du MP22, est survenue lorsqu’il s’était rendu auprès des forces de sécurité pour savoir les circonstances de l’arrestation des militants de l’association.

 

Le mouvement populaire du 22 mars a condamné avec la dernière rigueur ces arrestations et s’en est pris au président par intérim Dioncounda Traoré et au chef du gouvernement, tous  deux accusés de n’avoir pas suffisamment fait pour favoriser la présence de l’armée nationale à Kidal. Les négociations en cours à Ouagadougou ne sont pas non plus vues d’un bon œil par les protestataires dont le slogan est :  » Pas de négociations sous le diktat de la France et du MNLA « .

 

Le mouvement populaire du 22 mars qui se dit lésé par ces arrestations affirme qu’il se prépare à engager d’autres actions pour exiger  » la présence par la voie légale de l’armée à Kidal  » et  » la libération sans condition de ses militants « .

 

Abdoulaye DIARRA

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