Tessalit: Iyad met à exécution sa menace contre la France

L’organisation islamique Ançardine, dirigé par le chef terroriste Iyad Ag Ghaly, a revendiqué la récente mort de 3 soldats français de la force Barkhane.

chef groupe ansar eddine iyad ag ghali

En revendiquant cet attentat, Iyad met à exécution la menace qu’il avait proférée à l’égard de la France quelques jours  auparavant. En effet, lors du 3ème congrès du Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) tenu du 7 au 9 avril 2016 à Kidal, Ançardine avait, dans un message adressé aux participants, érigé, en plus de l’Etat malien, la France au rang de premiers ennemis du peuple de l’Azawad. Pour le groupe islamiste d’Iyad Ag Ghaly, la victoire sur  l’Etat du Mali va de pair avec le combat contre la France. Dans le message, Iyad dit aux combattants du MNLA : « Vous ne serez détachés du colon malien que lorsque vous aurez combattu son père (protecteur),  la France ». Toujours dans le même message, Ançardine déclare: « Nous ne combattons pas le MNLA ni ses sympathisants; nous combattons une partie du MNLA qui appuie la France et Barkhane…La France est votre ennemi, peuple de l’Azawad, car c’est elle qui nous a apporté le Mali en 1960 ». On note, à travers ce message,  qu’Iyad n’a pas renoncé à l’instauration d’un  Etat islamique: « La preuve que la France demeure votre ennemi, est qu’après que nous avons chassé le pouvoir malien en 2012 puis instauré la Charia islamique, cette même France vous a ramené le Mali pour instaurer les lois des  mécréants pour  vous détourner de la Charia islamique, la vraie, la seule ».

La mort des soldats français, qui, mardi 12 avril, ont vu leur véhicule sauter sur une mine à Tessalit,  sonne comme l’exécution de la menace d’Iyad. Suite à cet attentat, la force Barkhane a entrepris une opération militaire d’envergure qui a débouché sur l’arrestation de 8 commandants du MNLA. Parmi eux: M’barek Ag Mossa et Ahmed Ag Barka, tous deux chefs militaires du groupe rebelle et fortement suspectés de trafic d’armes.

Abdoulaye Guindo

Source: Proces verbal

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