TERRORISME ET INSECURITÉ : Les assaillants de Misséni étaient… à Samanko à l’entrée de Bamako

Ils ont bel et bien séjourné à Samanko avant de disparaître, laissant derrière eux un impressionnant arsenal militaire dont la découverte, au mois de mars dernier a soulevé un véritable tollé. «Ils», ce sont les assaillants de Misséni. Les choses se précisent.

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Les enquêteurs sont parvenus à établir un lien entre les terroristes de Misséni se réclamant de «Ançardine du Sud» et les visiteurs de Samanko au mois de mars dernier. Il nous revient, en effet qu’une enquête a permis de savoir que les douilles retrouvées à Misséni ont été utilisées par les mêmes types d’armes retrouvées à Samanko à la suite d’une trentaine de suspects, non encore clairement identifiés. Toujours à Miséni, les enquêteurs ont récupéré  deux grenades intactes. Une comparaison avec celles retrouvées à Samanko a, là aussi, permis de faire le rapprochement.

Pour rappel, dans la précipitation, les suspects de Samanko laissèrent derrière eux plus de 200 kalachnikovs, des fusils d’assaut de gros calibres (12-7), des grenades offensives, des lance-roquettes, ainsi que des téléphones portables de dernière génération. Les armes récupérées à leur suite ne représentaient cependant que la partie visible de l’iceberg. En somme, ils ont emporté une importante quantité et, dans la précipitation,  durent abandonner le reste.

Par ailleurs, l’on sait aujourd’hui que l’endroit (Samanko, à quelques kilomètres de la capitale dans la commune du Mandé) leur servait également de camp d’entrainement.

C’est fort de cette formation militaire qu’ils s’en sont pris, le mercredi 10 juin dernier, au poste militaire de l’opération «SUTURA» des FAMA, au poste fixe de Gendarmerie et à celui de la Police. Et ils étaient presque du même nombre que ceux de Samanko, soit un peu plus d’une trentaine. Et, de part et d’autres, ils ont laissé derrière eux, des messages d’obédience islamique, voire islamiste, (des exemplaires du Coran à Samanko et des messages jihadistes à Misséni).

A l’heure actuelle, l’on en sait un peu plus sur eux. Le groupe qui cherche visiblement à obtenir une certaine reconnaissance, est dirigé par un nommé Moussa Sanogo, alias «Abou Khalid» et se réclamant «Chef de la Katiba de Sikasso».

Aussi, l’on soupçonne un des leurs d’avoir attaqué la maison d’un personnel de la MINUSMA le 20 mai dernier. L’homme a tenté de mettre le feu à un véhicule de la Mission en stationnement, avant d’ouvrir le feu sur un garde local, sur la maison et sur d’autres véhicules. Il a ensuite lancé deux grenades à main, qui n’ont pas explosé, tout comme celles retrouvées intactes à Misséni… Selon toute évidence, ces combattants semblent avoir un sérieux problème avec les grenades. Le fait, en tout cas, que ces engins «refusent» d’exploser à chaque usage, constitue au moins un indice qu’Allah n’est pas avec eux.

B.S. Diarra

Source: La Sentinelle

 

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