Sursaut patriotique de soutien aux FAMA : Les exigences d’une coalition de groupements et associations aux autorités

Face aux campagnes de dénigrement en cours contre les FAMa, voire les guet-apens qu’ils disent ainsi dénoncer après constatation, plus d’une dizaine d’associations et mouvements s’étaient réunis, dans l’après-midi de ce samedi 9 avril, à la Bourse de travail. Cela, pour appeler les Maliens au sursaut patriotique de soutiens aux FAMa, mais soumettre surtout des nouvelles exigences aux autorités de la transition, pour la réussite du combat en cours.

Adama Ben Diarra dit Ben le Cerveau et Siriki Kouyaté du mouvement Yèrèwolo debout sur les remparts, l’honorables Fousseynou Ouattara et Aboubacar Sibick Fomba du COREMA ; Jeamille Bittar du MC-ATT ; Nouhoum Sarr du FAD en plus des membres du CDM ; ceux du FUSI-Mali ; du PPC et tant d’autres groupements sont les organisateurs de cet évènement. Des chants de l’armée malienne et de l’hymne national, de même que des gestes laissant témoigner leur patriotisme. À jeun et sous une chaleur ardente, ils étaient encore venus nombreux à la Bourse de travail pour, dit-on, renouveler leur soutien « indéfectible » aux Forces armes maliennes. En clair, ces hommes et femmes n’avaient aucunement l’air contents du projet en cours pour la souillure de l’image de l’armée malienne. Lequel projet est, depuis longtemps, entretenu par les ennemis de l’intérieur et de l’extérieur du Mali, selon eux. Ainsi, dans une déclaration commune lue par Sidy Soumaoro dit Ramses, les conférenciers ont récapitulé que la crise malienne est partie de l’intervention de l’OTAN en Libyen en 2011.Laquelle s’est soldée par des carnages, de nombreux déplacés et de réfugiés. Dégénérée, c’est cette même situation qui va germer, peu de temps après, une crise sécuritaire qui finira par se propager sur toute l’étendue du Mali. Ainsi, rappellent-ils, des centaines de villages maliens ont été calcinés. À cela s’ajoutent des milliers de civils et militaires tués. Le pays venait d’être occupé à plus de 2/3 par les forces terroristes. « L’Etat était à bord du gouffre. En clair, une rupture s’imposait face à ce tableau sombre aux yeux des Maliens. C’est ainsi que le peuple a décidé d’accorder son soutien à son armée, la seule institution républicaine encore crédible. Il s’est vu en harmonie avec elle, surtout qu’elle n’est plus à la solde d’une quelconque classe politique, organisation internationale ou puissance-coloniale », ressort-on dans leur déclaration.

Ces derniers trouvent que le réarmement matériel et moral de l’armée en si peu de temps par les nouvelles autorités a été aperçu comme une heureuse initiative. D’une position défensive, l’armée malienne est, depuis 2021, en position offensive contre les ennemis du pays, se réjouissent-ils. Cet acte de bravoure fait que les populations ont commencé à avoir confiance en leur armée, et de nombreux déplacés volontairement retournés dans leurs terroirs, annoncent les organisateurs. Ils tiennent à rappeler que les forces de Barkhane et de la Minusma étaient là depuis près d’une décennie, mais jamais les déplacés n’ont eu ce courage de retour au bercail. Par contre, soutiennent-ils, la crise sécuritaire ne faisait que s’empirer jour après jour. « Paradoxalement, au moment où notre armée engrange des victoires éclatantes contre les terroristes, c’est en ce moment que notre pays se heurte à des acharnements de part et d’autre. Les autorités françaises ont tout mis en œuvre pour empêcher le Mali de diversifier ses partenaires, la CEDEAO aussi bien que l’UEMOA emboite le pas en s’acharnant contre le Mali », regrettent-ils.

Les mouvements supposent que la CEDEAO et l’UEMOA sont instrumentalisées par l’ex-puissance coloniale, (France). Chose qui fait qu’elles ont pris des sanctions « illégales, illégitimes et inhumaines contre le Mali, depuis le 9 janvier 2022 à nos jours ». Malgré le verdict insusceptible de recours de la cour de justice de l’UEMOA qui demande le sursis à l’exécution des sanctions, expliquent-ils, les chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEOA ont fait fi à cette décision de la cour. Les plaignants fustigent les mensonges grotesques venant de certains médiats contre les FAMa. Lesquels se trouvent, selon eux, à la solde des puissances impérialistes. Ils disent saluer et soutenir l’opération antiterroriste menée à Moura, dans la zone de Djenné, par les FAMa. Une opération ayant permis aux populations de recouvrer une partie de leurs libertés. À leurs dires : « La lutte que mènent les FAMa contre le terrorisme est une lutte impérieuse. Nous, peuples maliens, réaffirmons notre soutien indéfectible à notre vaillante armée ». Appelant les Maliens à l’union autour des militaires et à redoubler de vigilance, ils invitent les autorités de la transition « à procéder à la fermeture de la Radio Mikado FM qui ne cesse d’entretenir la haine entre différente communautés du Mali ». Les conférenciers exigent le cantonnement et le non-renouvellement du mandat de la Minusma. Aussi, ils exigent le désarmement de tous les groupes armés et la dissolution de toutes les associations à caractère ethnique et géographique. Puis d’exiger la justice pour les martyrs tombés à Aguelhoc, lors des évènements du 21 mai 2014 à Kidal, ainsi que tous les martyrs d’autres villages.

Mamadou Diarra

Source : LE PAYS

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