Signature de l’Accord : la rébellion salue IBK pour avoir réalisé ce qu’aucun régime n’a pu faire au Mali

Une signature, celle de Sidi Ibrahim Ould Sidatti, qui engage désormais la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) dans l’Accord d’Alger du 1er mars 2015, et voilà que sur papier tous les fils du Mali ont scellé la paix et entament la marche longue et difficile vers une réconciliation des cœurs et des esprits.

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Devant le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Kéita, la médiation internationale élargie, la CMA a parachevé le processus de signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation ce samedi 20 juin 2015 au Centre international de conférence de Bamako. Le gouvernement malien, la médiation et les groupes armés de la Plateforme avaient déjà signé le document le 15 mai 2015.

L’Accord semble être du goût de la rébellion, du reste après les deux documents récemment signés à Alger qui lui sont annexés et qui ont amené la CMA à adhérer à un document qu’ils avaient boudé pendant longtemps. Une voie plus autorisée l’a dit devant l’aréopage du Centre international de conférence de Bamako où les boubous et turbans blancs s’imposaient largement. Mahamadou Djeri Maïga de la CMA, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été clair : ‘’par cet Accord, le régime du président Ibrahim Boubacar Kéita a réalisé ce qu’aucun régime n’a pu faire au Mali’’.

C’est certainement le souhait de tous les Maliens : que cet Accord puisse permettre au pays de rester UN et Indivisible, de tourner définitivement la page douloureuse des rébellions cycliques que ses fils vivent depuis le soleil des indépendances. Cette page, IBK veut que les Maliens la tournent ensemble et que dans l’action, le Mali puisse retrouver définitivement cette denrée qui se raréfie de plus en plus : la paix, socle de tout développement durable. « Désormais, nous sommes ensemble », a souligné le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, lequel avait auparavant fait une embrassade amicale et très émue avec le signataire du jour, Sidi Ibrahim Ould Sidatti.

Mais le porte-parole de la Plateforme préfère être prudent dans son optimisme. Me Harouna Toureh appelle ses frères de la CMA à être à la hauteur de la responsabilité. « C’est l’heure de la vérité et de la responsabilité. Serons-nous suffisamment responsables ? ». Aux nations amies, et non les Nation unies, la Plateforme recommande une égalité de traitement entre tous les fils et filles du même pays à Kidal, Ménaka, Ber, Gao..

En tout cas, la vérité sera déterminante dans cette phase du processus. C’est pourquoi la Commission vérité-justice et réconciliation, qui attendait la signature de l’accord, pourra être constituée en incluant des composantes rebelles.

Les Maliens aspirent à la paix après la plus grave crise de leur histoire. Une histoire faite par les empires glorieux au cours desquels les brassages ethniques et culturelles ont créé une forte fraternité entre les populations. Cette signature pourra-t-elle procurer cette paix définitive aux Maliens ? Mahamadou Djeri Maïga de la CMA est prudent.

« Une paix ne se gagne jamais à travers une simple signature, mais à travers le respect des engagements pris. La réconciliation se signe dans les faits avec l’arrêt total de comportement de rancœur. La CMA fonde son espoir sur la bonne foi de tous ».

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