Sans Tabou: Human Rights Watch, les preuves d’un rapport biaisé

Dans un rapport publié, ce mardi 15 mars 2022, l’ONG internationale de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé une «nouvelle vague d’exécutions de civils» ainsi que des pillages par l’armée malienne et les jihadistes dans le centre et le sud-ouest du Mali». Dans ce dernier rapport, l’ONG accuse l’armée malienne et des groupes islamistes armés d’avoir tué au moins 107 civils dans le centre et le sud-ouest du Mali depuis décembre 2021. Parmi les soi-disant victimes, qui auraient pour la plupart été exécutées avec de brèves procédures, les commerçants, les chefs de village, les chefs religieux et les enfants.

 

Selon le rapport, des témoins interrogés ont déclaré aux enquêteurs avoir été torturés dans le camp militaire de Diabaly par des soldats maliens et quelques soldats blancs, qui parlaient une langue qu’ils n’avaient jamais entendue.

Contacté par nos confrères de la DW, le représentant de l’ONG Human Right Watch n’a pas souhaité en dire plus et a préféré s’en tenir aux témoignages des victimes, en attendant de recouper l’information.

En terme clair, Human Right Watch reconnaît, elle-même, n’avoir pas recoupé l’information, et s’est permis d’accuser l’armée malienne sur la base de témoignages qui peuvent s’avérer inexacts ou infondés.

Cette démarche de HRW qui tranche avec la rigueur scientifique suscite beaucoup d’interrogations sur plusieurs aspects.

On peut se demander, à cet effet, quelle est la motivation réelle des auteurs d’un tel rapport, visiblement basé sur des preuves légères et qui tombent à un moment où l’armée malienne est sur le qui-vive afin de rétablir la sécurité sur l’ensemble du territoire national, conformément à l’engagement des plus hautes autorités.

En matière d’enquête, est-il nécessaire de rappeler aux responsables de HRW qu’une information non recoupée est assimilable à une diffamation si les faits sont présentés devant une juridiction compétente.

Si l’ONG accuse l’armée de tuer des civils, des personnes ont reconnu avoir été relâchées par les FAMa après vérification de leur identité. Ce qui prouve que ce n’était pas un assassinat systématique.

Aussi, dans un contexte de guerre asymétrique, il est possible que des terroristes massacrent des populations civiles, les ligotent et les présentent comme étant des victimes de l’armée malienne. Surtout quand on sait que ces groupes terroristes ont emporté du matériel militaire après l’attaque de certains camps des FAMa. Il arrive des fois que des attaques soient perpétrées par les terroristes avec l’uniforme et les véhicules des FAMa.

Alors, il apparaît évident que le contexte de guerre asymétrique commande aux auteurs d’un tel rapport de faire preuve de rigueur.

Malheureusement, dans le cadre de ce rapport, HRW ayant la gâchette facile ne s’est pas donnée la peine de prendre l’avis des experts scientifiques devant certains faits.

Or, en ce 21e siècle, on peut trouver des cabinets capables d’établir la vérité des faits, de déterminer l’origine des armes qui ont servi à porter les coups.

Par ailleurs, nous sommes au regret de constater que notre chère ONG n’a pas eu la même réaction quand c’est l’armée française qui avait été, en son temps, accusée de tirer sur les civils lors d’une cérémonie de mariage à Bounti (Douentza) en avril 2021.

Pour notre part, nous estimons que nous sommes devant un rapport biaisé, eu égard au manque de recoupement des témoignages combinés aux manques de preuves scientifiques.

Par Abdoulaye OUATTARA

Source : Info-Matin

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