Radisson : La piste Iyad Ag Ghali privilégiée – Ces indices compromettants qui trahissent le suspect N° 1

L’un des suspects arrêté a non seulement servi de courroie de transmission entre les deux terroristes abattus, mais était également présent sur les lieux du crime 72 heures auparavant et, 24 plus tard, a établi le contact avec de mystérieux correspondants à Gao.

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Les deux suspects liés à l’attaque terroriste de l’hôtel Radisson Blu sont respectivement Seidou Diepkilé et Adama Maïga. Le premier,  revendeur de cartes téléphoniques a été interpellé à Missabougou et le second, réparateur de postes radios, au quartier «Marseille» en commune I, le jeudi 26 novembre. Bien évidemment, ils restent suspects jusqu’à l’établissement de la preuve de leur culpabilité. Mais tout indique d’ores et déjà que ces preuves ne sauraient tarder au rythme avec lequel progressent les enquêtes.

A la lumière des recoupements et des brides d’indiscrétions recueillies çà et là dans la sphère des enquêtes et des opérateurs téléphoniques, il s’avère que les deux suspects ont en effet communiqué avec les deux terroristes abattus suite à l’assaut des Forces spéciales maliennes le 20 Novembre dernier à l’Hôtel Radisson. Tous deux ont certes communiqué, mais pas de la même manière.

Si le premier s’est contenté d’envoyer des crédits de recharge (ce qui ne le disculpe pas), le second lui, a eu des entretiens de plusieurs minutes avec eux, avant et au cours de l’opération. Mais s’agit-il véritablement des deux suspects arrêtés ? Tout l’indique dans la mesure où c’est bien à partir de leurs numéros téléphoniques respectifs que les enquêteurs les ont identifiés et interpellés.

Il ressort de ces investigations que celui que l’on surnommera ici M.A. a bel et bien eu une conversation téléphonique avec le premier terroriste abattu suite à l’intervention des forces spéciales maliennes. Dans la même veine, soit quelques heures plus tard, c’est encore M.A. qui aura un autre entretien avec le second terroriste, également abattu.

Et en fouillant toujours les communications du désormais suspect N°1, les enquêteurs se rendront compte que l’homme a émis des appels à partir des environs immédiats du même hôtel à la date du 17 novembre 2015 soit 72 heures avant l’attaque. Et puisqu’on voit mal un réparateur de poste radio à Bamako prendre une chambre dans un l’Hôtel 5 Etoiles et par surcroit  le plus cher de la capitale, l’on présume qu’il s’y était rendu, soit pour rencontrer les terroristes  en question ou faire un repérage des lieux. En clair, tout se passe comme si c’est lui M.A qui a coordonné l’opération. Mais au nom de qui ? Ce sont toujours ses appels  téléphoniques qui permettront d’en savoir davantage sur ses contacts et relations.

La piste Iyad Ag Ali se précise

A la date du 17 et du 22 Novembre, soit avant et après l’après l’attentat du 20 Novembre, la même personne (le suspect M.A) a contacté de mystérieux correspondants à Gao, et présumés proches d’Iyad Ag Ali lequel, quelques jours auparavant a professé des menaces contre Bamako. Aussi, le groupe Almourabitoune (Les Almoravides), dans un communiqué rendu public après l’opération, a revendiqué l’attentat non sans préciser «avec l’aide de nos frères d’AQMI».

Certes, le Front pour la Libération du Macina (FLM) d’Amadou Koufa a également revendiqué le même attentat; mais l’on sait que ce mouvement a fait allégeance à Ançar-dine d’Iyad Ag Ali, lequel à son tour, a mis son sabre à la disposition d’AQMI.  En clair, tout indique qu’il s’agit d’une opération conjointe de trois entités toutes de la même obédience. Une sorte de front Uni !

Et le suspect M.A a joué un rôle déterminant dans l’opération de Radisson. C’est bien lui qui a tout coordonné. Facile pour un polyglotte ! Il l’est ! 

S’agissant, du 2ème suspect (le revendeur de cartes téléphoniques),  il s’est certes contenté de recharger le téléphone du terroriste à distance, mais il savait certainement comment se faire payer, ne serait-ce que les frais de la recharge. Alors, de deux choses l’une : ou il était sûr de rentrer dans ses dus par personnes interposées, ou il s’agit d’une contribution volontaire à l’attentat. Les deux options présentent un cas de complicité, passive ou active.

B.S. Diarra

Source: La Sentinelle

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