Qui pour porter la responsabilité de l’échec et du retrait français au Mali ?

La France et ses partenaires ont décidé jeudi de se retirer de notre pays. Résultat insatisfaisant au terme duquel elle a été défenestrée ?

 

Déployée à travers l’Opération Serval afin de détruire le terrorisme, restaurer l’autorité de l’État malien sur l’ensemble du territoire national, faire appliquer les résolutions de l’ONU et ensuite à travers l’opération Barkhane pour lutter contre le terrorisme, aider à faire monter l’Armée malienne en puissance, intervenir en faveur des populations, la force française a fait ‘’naufrage’’ dans le désert.

Pourtant pour les officiels français, les neufs (9) ans d’intervention ont été marqués par des résultats insuffisants, mais et auréolés par l’armée française qui, dit-elle, a empêché l’effondrement du Mali.

Récusant le fiasco militaire, les éminences grises reconnaissent au moins « un échec politique, mais pas un échec militaire. Car, quand il y a une action militaire, il faut derrière une capitalisation politique qui, là, n’a pas été faite du côté des Français et des Maliens ».

Appelons le chat par son nom. La France s’est embourbée et barkhane a laissé le monde entier, auquel elle a promis un Mali libre, sur sa soif.

Au Peuple malien qui attendait impatiemment le bout tunnel, c’est un idéal galvaudé.

Oui Barkhane a fait des résultats, mais elle n’était pas à hauteur des ambitions de ses missions et des attentes. Preuve : aujourd’hui, des milliers des combattants djihadistes se baladent avec toute sorte d’armes, véhicules et moto à travers toute l’Afrique de l’Ouest, massacrant impunément des civils innocents à quelques kilomètres des bases des forces.

Cette triste réalité, Macron veut la conjurer, et tout faire pour l’occulter du débat de la présidentielle qui fait rage dans son pays. La vérité est que la France voyait bien qu’elle ne s’en sortait pas au Mali et pendant des années elle n’avait aucun argument encore moins de prétexte pour sortir, pour filer à l’anglaise.

Wagner enfin, elle se donne le prétexte et la raison toute trouvée pour se barrer.

Dès lors, partager les torts est un subjectivisme de larbin. Au vu de toutes les difficultés notamment sur le terrain, la France a décidé de partir. C’est un choix douloureux, car c’est la fin d’un cycle, mais aussi la fin d’un essai politico-militaire français et européen au Mali.

PAR SIKOU BAH

Source : Info-Matin

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