Qualité de services et produits maliens: le programme TBT renforce la capacité du secteur privé

L’hôtel Salam de Bamako a abrité, hier jeudi, l’atelier de restitution du TBT programme de l’Union européenne-ACP devant faire la promotion de la qualité et de l’amélioration de la compétitivité au Mali, conformément au respect des normes internationales. La cérémonie d’ouverture de l’atelier était présidée par le Conseiller technique du ministère du Commerce, Ernest COULIBALY, qui avait à ses côtés plusieurs responsables et acteurs du secteur du commerce, notamment.

D’entrée de jeu, le Directeur général de l’Agence malienne de la normalisation et de la promotion de la qualité au Mali (AMANORM), Yaya NIAFO, a tenu à saluer et féliciter les acteurs du secteur qui ont répondu de leur présence à cet atelier. Aussi, témoigne-t-il de l’intérêt que ceux-ci accordent aux questions de la qualité pour notre pays, en quête de compétitivité pour ses produits et services sur les marchés et de sécurité pour ses consommateurs.
M. NIAFO a rappelé que pour garantir la qualité des produits et services dans notre pays, les autorités maliennes ont entrepris des actions de formalisation et d’institutionnalisation relatives au développement de l’infrastructure nationale de la qualité, tout en faisant allusion à la normalisation, à l’évaluation de la conformité, à la métrologie et à l’accréditation.
Nonobstant ces efforts, le DG de l’AMANORM a fait constater qu’il y a encore la nécessité de renforcer la capacité de cette infrastructure nationale à l’élaboration et à l’actualisation des normes, à la promotion de la qualité en passant par le renforcement du soutien aux entreprises.
C’est dans cette dynamique de renforcement des capacités des structures et acteurs que, selon lui, l’AMANORM a sollicité et obtenu de l’UE-ACP, le financement du projet TBT programme qui s’étend sur une durée de 9 mois. Il vise essentiellement à appuyer le Mali à améliorer la connaissance des acteurs sur les normes et la conformité aux normes des produits agroalimentaires et artisanaux dans l’optique d’accroître la compétitivité des produits maliens sur les marchés locaux, régionaux et internationaux.
Pour l’exécution de ce programme, le bureau d’étude SOGEROM SA de Luxembourg a été commis par l’Union européenne en vue de conduire ce projet. Selon le DG de ce bureau d’étude, Bruno De GROOTE, la libéralisation du commerce a ses exigences auxquelles les États doivent se conformer pour se faire de la place. La qualité des produits et services sont en pôle position de ces exigences, a-t-il précisé avant de souligner la nécessité pour l’AMANORM d’accompagner et de soutenir les entreprises dans la promotion de la qualité des services et produits.
« Le programme est financé entièrement par l’Union européenne. Cette initiative débouchera sur un autre programme qui a beaucoup d’ampleurs que ce programme de TBT en vue de garantir la qualité des produits au Mali. Aussi, au-delà de tout cela, la SOGEROM SA est en train de travailler sur un autre programme de lutte contre les mouches de mangues qui dénaturent la qualité de ce fruit », a martelé M. Bruno De GROOTE.
La représentante du ministre du Commerce, rappelant les objectifs de cette initiative, a déclaré que ce programme allait contribuer à renforcer les capacités de l’AMANORM dans l’accompagnement aux systèmes de management de la qualité ; de vulgariser des normes existantes relatives aux produits agroalimentaires et artisanaux ; de former des opérateurs économiques de ces secteurs à la bonne application desdites normes.
Pour l’occasion, elle a tenu à saluer et remercier l’Union européenne pour tout son accompagnement, en faveur de la promotion de la qualité au Mali malgré les défis qui assaillent ce secteur.
« Le respect des normes reste de nos jours un défi majeur que nos entreprises doivent relever face aux nouveaux enjeux de développement, les méthodes d’approches et caractéristiques toujours plus sophistiquées. Toute chose, qui demande plus de dynamisme et d’efficacité pour l’accès au marché national et international et s’y maintenir », a-t-elle relevé.
Elle a par ailleurs indiqué que pour accompagner le secteur, le ministère du Commerce a développé une vision qui consisterait à soutenir des offres pour des entreprises qui créent des emplois et contrepartie bénéficieraient l’avantage d’avoir accès aux marchés.
« Pour ce faire, la dimension recherche de marchés extérieurs par nos entreprises devrait être motivée par le respect des standards de qualité et de services qui peuvent tenir tête à la compétitivité internationale. L’un des principaux axes autour desquels la vision est articulée est la culture de la qualité », a-t-elle souligné.

Par Sikou BAH

 

Source: info-matin

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *