Processus de paix : la guerre en guise de signature de l’accord

Cherchant à faire capoter, vaille que vaille, le processus de paix en cours, avec les nombreuses violations flagrantes du cessez-le-feu, la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma) a choisi la spirale de la violence et non la paix. C’est pourquoi la guerre devient du coup inévitable et le seul moyen d’instaurer la paix.

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Depuis leur débandade de Ménaka, où les mouvements de plate-forme leur ont infligé une cuisante défaite, la Coordination des mouvements de l’Azawad procède  à des attaques et à des intimidations au  niveau des positions tenues par les Fama. De Léré à Diré et d’autres localités, ces bandits se sont heurtés à une vive résistance de l’armée malienne, déterminée à protéger ses positions. Ces bandits, au cours des attaques, ont perdu de nombreux combattants et de moyens roulants. Toute chose que leur radio de propagande n’ose pas chiffrer et en parler.

Les Fama, plus que jamais requinqués en bloc et ayant tiré les leçons des précédents échecs, ont compris le mode opératoire de la Cma, qui ne borne qu’à créer la psychose et la diversion pour prendre les villes. Cette fois, ils ont échoué, puisque les vaillants soldats maliens, déterminés à assurer l’intégrité du territoire, veillent au grain. Et c’est le moment pour l’armée de se monter plus entreprenante et plus ferme vis-à-vis de ces bandits armés, puisque chaque  fois, ce sont leurs positions qui sont attaquées ou ce sont les soldats maliens qui font l’objet d’attaques. Ils n’osent pas attaquer les mouvements de la plate-forme, parce qu’ils savent que c’est peine perdue. Car, la correction est plus sévère avec les milices d’auto-défense, le Gatia. La paix a un prix et c’est l’heure pour l’armée de sortir de sa réserve et faire valoir ses devoirs pour ramener la paix tant recherchée par le peuple malien.

Cette victoire du bien sur le mal est à la portée de l’armée. Et cette énième provocation des mouvements de la Coordination de l’Azawad doit être matée avec la dernière rigueur, pour amener ces bandits autour de la table et signer l’accord.  Car, la communauté internationale, dans son jeu de cache-cache avec le peuple malien, n’a pas réussi à ramener les bandits à parapher l’accord. Pis, elle n’a jamais condamné fermement les agitations de ces bandits à saboter le processus de paix en cours. Sauf qu’à mettre la pression sur les autorités de Bamako à  cautionner tel ou tel acte de ces bandits. Aujourd’hui, il urge pour l’armée et les autorités à prendre leurs responsabilités. Car, la situation ne saurait perdurer éternellement.

 

Soumaïla T. TRAORE 

Source: L’Oeil du Mali

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