Pour rendre hommage aux soldats tombés à Aguelhoc, Gao …. : Le FRAFISNA exige la construction d’un mémorial dénommé Mémorial du Soldat Martyr

Le samedi 21 janvier 2017 le carrefour des jeunes de Bamako a abrité une conférence débat animée par le Front Africain des Forces pour l’Intégration et La Solidarité dans Une nouvelle Afrique pour célébrer le 56 anniversaire nationale e la naissance de l’armée. Le temps fort de cette conférence débat a porté sur le thème : « la charte de Kurukanfuga portée historique et enseignement pour le présent ». Le conférencier a mis a profit ce rendez vous du donner et du recevoir pour exiger du gouvernement la construction d’un mémorial dénommé : Mémorial du Soldat Martyr.

cmfpr-auto-defense-patrouille-mixte-nord-mali-gao-kidal-tombouctou-armee-malienne-ganda-izo-bandit-armee

L’espace culturel du Carrefour des jeunes  était plein comme un œuf.

Pour camper le décor le Président du parti   Boubacar Mintou Kone a fait appel à des  Professeurs chevronnés de l’Ecole Normale Supérieure  comme Jean Bosco Konaré, Boubacar Sega Diallo, Soumaila Sanogo.

Dans son intervention Boubacar Mintou Kone  n’est pas allé de main morte pour dire sans modestie  que bien avant la constitution actuelle du Mali calquée sur  celle de la métropole l’empire mandingue avait sa constitution la charte de Kurukanfuga qui a pris en compte toutes les préoccupations  de nos sociétés. Cette charte a poursuivi le conférencier a permis de stabiliser le Soudan Occidental après plus d’un siècle de désordre.

Pour lui la charte explique  la grandeur du Mali de l’époque qui englobait  une partie du Faso, du pays de la Teranga du Niger, de la Mauritanie, de la Guinée et même la Gambie. Avant d’ajouter : « après le Sultan de Constantinople,  le Sultan de Bagdad, le Sultan du Caire, le Sultan de Borno,  c’est le sultan du Mali qui occupait la 5eme place ». Il n’a pas manqué de lire cette citation : « le Mali contemporain confiné  dans sa sécheresse encerclé  comme si il était muselé ne se sent pas dans sa peau ».

Dans son intervention le Professeur d’histoire contemporaine  Soumaila Sanogo tout en reconnaissant les mérites de la charte de Kurukanfuga   posera  cette question   est ce que la charte dans sa forme et son contenu actuel est encore adaptée aux réalités du Mali  moderne ?

Pour le professeur  Boubacar Sega  Diallo spécialiste de l’Afrique médiévale Le Charte peut jouer un rôle historique pour inciter les jeunes générations  à tout mettre en œuvre pour débarrasser le Mali de la mauvaise gouvernance  qui est en partie responsable de la crise actuelle que traverse qu’il traverse  . Pour le Professeur émérite d’histoire contemporaine Jean Bosco Konaré   la notion de nation repose sur plusieurs critères. D’abord le choix des personnes qui acceptent de vivre ensemble et de partager les mêmes idées.

Or dans le cas spécifique du Mali on peut plutôt parler d’Etat et non de nation car le pays dans sa composante actuelle à tendance à vivre avec certains peuples hostiles notamment les touaregs du nord du Mali. Avant de poursuivre l’Etat c’est d’abord un  pouvoir central fort, un pouvoir qui administre l’ensemble du territoire. C’est ne pas le cas du Mali actuel a regretté le professeur Konaré. A ses dires la déliquescence de l’Etat malien a commencé   dans les administrations car pour y être servi il faut avoir un parent voir des amitiés dans le système. C’est cette situation qui est à l’origine de la crise actuelle car elle a créée des frustrations.

Boubacar Mintou Koné a souhaité que pour que l’armée malienne retrouve ses lettres de noblesse il faut que le Mali construise des casernes forteresses adaptées au contexte de guerre asymétrique. Et, lui de plaider   pour que les militaires soient dotés d’équipements sophistiqués, que leurs familles puissent vivre dignement  dans les cas de décès.

Enfin, il a plaidé pour qu’un mémorial  dénommé : Mémorial du Soldat Martyr soit erigé en mémoire des militaires assassinés à Aguelhoc, à Gao … Une mention spéciale a été portée à l’endroit du terrible attentat qui a endeuillé la cité des Askias.

Badou S. Koba

Vous aimez nos articles, suivez-nous

Articles similaires.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *