Mini-crise autour de l’accord d’Alger : Des groupes armés signataires se créent une nouvelle coordination

Au cours d’une conférence de presse qu’ils ont tenue mercredi à la maison de la presse de Bamako, plusieurs responsables de groupes armés alors signataires de l’accord d’Alger II depuis le 15 mai, se sentant lésés, ont décidé de se retrouver autour d’une coordination appelée COMPIS 15. Le « 15 » en référence fait à la date de la signature solennelle de l’accord.

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Depuis un mois et demi, l’accord d’Alger II est signé sans connaître une mise en œuvre effective. Et pourtant, selon son article 57, ‘’les parties (le Gouvernement du Mali, les mouvements signataires du présent Accord et la Médiation) conviennent de la création, dès la signature de l’Accord, d’un Comité de Suivi de mise en œuvre de l’Accord Pour la paix et la réconciliation au Mali (CSA)’’. Cependant, c’est la constitution de ce comité comprenant le Gouvernement du Mali, les mouvements signataires du présent Accord et la Médiation qui est à l’origine du blocage. En clair, les groupes armés signataires de l’accord ne parviennent pas à s’entendre sur le partage des postes de responsabilités au sein dudit comité. En plus, les mouvements armés qui viennent de s’en créer une nouvelle coordination, accusent les autres groupes dont la CMA et la plateforme, de vouloir les exclure dans la composition du futur comité de suivi chargé de veiller à la mise en œuvre de l’accord.

En ce mercredi, ce sont les responsables de la CPA, du Ganda Izo, du FPA, du CMFPR3, du Ganda Izo Lassa et du MPSA, tous reconnus signataires de l’accord alors, qui ont décidé de quitter qui de la CMA, qui de la plateforme pour faire front commun. Malgré tout, juridiquement, les désormais dissidents de la CMA et de la plateforme, ne peuvent pas être exclus parce que signataires de l’accord depuis le 15 juin.

 

En vérité, l’une des raisons à l’origine de cette nouvelle coordination est que pour la CMA, Mohamed Ousmane Ag Mohamedoune, sécrétaire général de la CPA est venu le 15 mai apposer sa signature sur l’accord alors sans l’aval des autres. De l’autre côté, la plateforme elle aussi, minimise la représentativité de certains groupes la constituant.

 

A la question de savoir, pourquoi COMPIS 15, Mohamed Ousmane le conférencier s’explique : « la première raison consiste à alerter pour préserver chaque fois que cela est nécessaire, le caractère inclusif de cet accord. Parce qu’aujourd’hui, nous nous sommes battus contre l’injustice, et c’est tout le peuple qui s’est mobilisé pour faire de cet accord une réalité. Alors, il n’y a aucune raison qu’il ne soit pas placé dans la phase de sa mise en œuvre. Et donc, sur cet aspect, nous disons non à l’exclusion car juridiquement en tant que signataires, il n’y a pas de raison pour nous exclure dans la phase de sa mise en œuvre. En clair, connaissant les acteurs que nous sommes aussi, il est primordial de créer les conditions pour sa mise en œuvre par tous les acteurs.»

 

Formel, Mohamed fait recours  l’article 58 qui stipule : « Le

CSA est composé comme suit : le Gouvernement du Mali, les mouvements signataires du présent Accord et la Médiation ». Nulle part un groupe quelconque n’est nommément cité.

Source : la Rédaction

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