Mali : des positions de consensus s’annoncent très compliquées pour la junte

Les concertations nationales organisées par la junte militaire commencent à Bamako et dans les capitales régionales ce samedi 5 septembre. Partis politiques, syndicats, société civile, groupes armés signataires de l’accord de paix de 2015, tous sont conviés pour, dans un premier temps, se mettre d’accord sur les objectifs de ces consultations, qui se poursuivront en fin de semaine prochaine. En substance, les forces vives maliennes doivent définir l’architecture de la transition à venir. La junte entend dégager des positions de consensus, une tâche qui s’annonce très compliquée tant les positions divergent dans le pays.

La junte militaire qui a pris le pouvoir au Mali a rapidement plaidé pour une transition longue, de trois ou deux ans, avant de rendre le pouvoir aux civils. Depuis, elle a mené plus de deux semaines de consultations. La Cédéao exige une transitiond’un an maximum, dirigée par des civils. Sans quoi elle ne lèvera pas ses sanctions financières et économiques.

Entre les deux, les partis politiques maliens ne sont pas tous d’accord : la coalition M5-RFP, qui a mené pendant des mois la contestation populaire avant le coup d’État militaire, souhaite une transition d’un an et demi à deux ans, avec un président civil. Le M5 est ouvert à un militaire pour le poste de Premier ministre.

« Nous appelons l’ensemble des structures qui composent le M5-RFP à participer pleinement à ce débat national, que ce soit à Bamako, à l’intérieur du pays et dans la diaspora pour que le peuple malien, comme un seul homme, se mette debout, main dans la main, pour mettre en route la transition« a fait savoir un citoyen malien

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