Lutte anti-terroriste: nos forces spéciales assurent

Dans son inlassable traque des djihadistes, les Forces armées ont mis le grappin, avant-hier mardi, sur deux autres djihadistes qui menaçaient de s’en prendre aux journalistes étrangers considérés comme des ennemis de l’islam. Ils sont membres de la katiba Khalil Ibn Walid.

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C’est vraiment un sale temps pour les djihadistes perçus comme les ennemis de la religion musulmane, en raison de leur barbarie d’un autre temps sur les populations.

Des sources gouvernementales indiquent que deux d’entre eux ont été arrêtés, avant-hier mardi, sans qu’elles ne précisent le lieu exact de leur arrestation. Selon lesdites sources, il s’agit de djihadistes soupçonnés d’attaques récentes dans la capitale, à savoir celles contre la Minusma et le Poste de police de Sogoniko, à la suite de laquelle, il y a eu mort d’agent en fonction, et la Brigade de Gendarmerie de Baguinéda où le bilan a porté sur d’importants dégâts matériels.

L’on apprend, de sources dignes de foi, qu’à la suite de l’arrestation des deux présumés djihadistes, une fouille a été menée au domicile de l’un d’entre eux. Toute chose qui a permis la découverte d’un important lot d’armes de guerre, dont des grenades.

Les sources rapportent également que les deux « présumés djihadistes » prévoyaient de s’en prendre aux journalistes étrangers considérés comme « les principaux ennemis de l’islam ». Il y a quelques jours en effet, un expéditeur anonyme avait balancé dans les boîtes e-mail d’une dizaine de nos confrères ces menaces, au nom des ‘’Gardiens du djihad’’. Dans le message, il disait clairement qu’ils ont des Moujahidines à Bamako qui connaissent les faits et gestes de chacun des journalistes visés et dont les têtes tomberont sous leurs sables. Le message précisait également un certain nombre de localités, à travers le pays, où ils ont leurs combattants.

Après réception de ce message, les services de renseignement ont été informés pour toute fin utile. Ces derniers ont aussitôt mis en branle leur impressionnant dispositif pour débusquer l’expéditeur du message, mais au-delà, tous ceux qui se cachent derrière cette mystérieuse organisation des ‘’Gardiens du djihad’’ qui semblait sortir de nulle part.

C’est suite aux interrogatoires des sept « présumés djihadistes » maliens, arrêtés en août dernier, en Côte-d’Ivoire, et extradés vers notre pays, il y a peu, que les deux arrestations ont pu être opérées par les Forces armées qui montent en puissance dans la lutte anti-terroriste.

De sources bien informées, certains des « présumés djihadistes » ont été membres du groupe d’obédience salafiste Ansar Eddine de Iyad Ag GHALY, encore très actif et aux capacités de nuisance réelles, dans sa clandestinité.

D’autres, par contre, parmi les djihadistes en question, ont déclaré avoir été, dans le passé, des éléments de la sinistre police islamique de Tombouctou qui a excellé dans l’humiliation des personnes, en général pour avoir eu un enfant hors mariage, avoir eu des relations sexuelles hors mariages.

Pour rappel, plusieurs djihadistes présumés avaient été arrêtés en juillet dernier, des sanctuaires détruits lors d’opérations des Forces armées dans la région de Sikasso.
A l’actif de nos forces de sécurité, il faut ajouter l’arrestation des auteurs de l’attentat de la ‘’La Terrasse’’ de Bamako.

Dans la foulée des arrestations, les Forces armées ont annoncé, en début de cette semaine, celle de cinq djihadistes, dont trois sont fortement soupçonnés d’appartenir au Front de libération du Macina.

Le ministère de la Défense et des anciens combattants, dans un communiqué, a identifié les trois hommes, Hassan Dicko, présenté comme le numéro deux du Front de libération du Macina, Ali Sangaré, chauffeur de taxi, et Ayouba Sangare, un Ivoirien.

En outre, le Front de libération du Macina est accusé par l’armée d’avoir attaqué les logements d’agents de la Mission des Nations Unies dans notre capitale ainsi que la Brigade de Gendarmerie de Baguinéda. L’on indique que les trois hommes considérés comme les cerveaux du réseau sont tous originaires du Sud du pays et seraient proches du chef du Front de libération du Macina, Amadou KOUFFA, dont l’un des lieutenants a revendiqué la prise d’otages de l’hôtel ‘’Byblos’’ de Sévaré.

En définitive, si l’on parle de plus en plus d’insécurité, il y a aussi lieu de parler des exploits de nos Forces armées et de sécurité, lesquels devraient contribuer à éviter une psychose au sein de la population qui, dans de nombreuses localités, ne dort plus que d’un œil.

PAR BERTIN DAKOUO

Source: Info-Matin

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