PRÉSIDENTIELLE AU TOGO : L’honorable Fantamadi Traoré représente le Mali

L’élu de Dioila est à Lomé pour superviser le scrutin très disputé. Il représente notre pays dans un contexte miné par les précampagnes parlementaires.

8 candidats sont aux prises à Lomé dont le sortant Faure Yassingbé. Empoignades qui ne peuvent échapper au continent dont le député Fantamadi représente. Membre du parlementant panafricain , l’Adémiste est en compagnie de deux collègues ( Gabon et Ouganda).

 

Si on avait l’habitude de voir un ancien PM malien à ce genre de joutes , c’est plutôt l’ex président de Madagascar et celui de la Sierra Leone qui sont au 1er  plan. Précisément , c’est Ernest Bai Kuruma qui est le chef des observateurs de la CEDEAO.

 

Une expérience bénéfique pour l’ancien président du conseil régional de Koulikoro qui est candidat à sa propre succession du côté de Dioila. Il a concocté sa liste avant de s’envoler pour cette élection suivie de tous.

 

Le Mali a l’honneur de se voir représenté par un élu qui fut précédemment plébiscité par se pairs comme Questeur du Parlement basé en Afrique du Sud. Certaines des rencontres durant cette présidentielle togolaise sont d’ailleurs relayées depuis sa page Facebook .

Idriss Keita Pour Malizine

Région de Mopti: Boubou Cissé annonce un plan de redéploiement des forces de sécurité en cours

Le Premier ministre, Dr Boubou Cissé et sa délégation sont arrivés ce dimanche à Diallassagou dans le cercle de Bankass, pour la deuxième étape de cette dernière journée dans la région de Mopti. Un plan de redéploiement des forces de sécurité en cours, annonce le PM.

A son arrivée, la délégation a été accueillie par une foule manifestant sa joie de recevoir une si haute autorité venue l’écouter, échanger avec elle et apporter des réponses concrètes à ses problèmes.

Après le bain de foule et les salutations d’usage au chef du village entouré des notabilités locales, le chef du gouvernement et sa délégation, ont animé une rencontre citoyenne avec les populations et les autorités administratives, religieuses et coutumières autour des défis et enjeux de la localité, ceux de la région et même du Mali tout entier.

Les populations ont tenu à cette occasion, à témoigner leur satisfaction ainsi que l’espoir que cette visite a suscité chez eux. Elles ont exprimé leurs priorités au Chef du gouvernement et leurs attentes qui portent sur le rétablissement de la sécurité, l’amélioration de leurs conditions de vie, l’accès permanent à l’eau potable, surtout dans les centres de santé.

Le Dr Boubou Cissé a réitéré l’engagement du gouvernement, conformément aux instructions du Président de la République, S.E.M. Ibrahim Boubacar Keita, à tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité des personnes et de leurs biens sur l’ensemble du territoire.
Concernant spécifiquement la région de Mopti, un plan de redéploiement est déjà en cours et des instructions fermes ont été données à la hiérarchie militaire à ce sujet.

A la fin de la rencontre, une prière collective a été prononcée pour la paix et la stabilité au Mali.

Avant de prendre congé de ses hôtes, le Premier Ministre et sa délégation ont effectué avec eux la prière de la mi-journée ou « Salifana » dans la mosquée de Diallassagou.

Avec Primature

Mali : quand Donald Trump commande un audit de la Minusma

Une délégation du département d’État américain a mené une audit de la Minusma, début février, alors que l’administration Trump envisage de réduire le budget qu’elle alloue aux missions onusiennes.

 

Une délégation du département d’État, accompagnée d’officiers américains chargés du maintien de la paix, a été envoyée au Mali au début de février.

Jeune Afrique

Histoire des afro-américains: l’Ambassade des USA au Mali réitère son engagement en faveur de l’éducation

Dans le cadre de la commémoration du mois de l’histoire des afro-américains ou Black History Month en anglais, l’Ambassade des Etats Unis au Mali en collaboration avec l’Association Malienne des Enseignants de la Langue Anglaise ( AMELA-MATE) a organisé une conférence à la Faculté des Lettres, des Langues et des Sciences du Langage le lundi 17 février.

 

Devant une foule de plus de 500 de participants, nos deux éminents conférenciers ont souligné la contribution des Afro-américains dans l’éducation.

Citant quelques exemples comme George Washington Carver, William Edward Burghardt Du Bois et Marcus Garvey, les conférenciers ont recommandé aux étudiants maliens de mettre l’éducation aux dessus de tous leurs projets, indiquant que les investissements dans l’éducation ne sont jamais perdus.

Dans son mot de bienvenue, l’Attachée Culturelle de l’ambassade, DeEtta Cravens, a réitéré l’engagement du Gouvernement américain en faveur de l’éducation au Mali et a exhorté les étudiants à s’inspirer des héros cités par les conférenciers pour une éducation appropriée pour tous les maliens.

Célébré en février, le mois de l’histoire des afro-américains est une commémoration annuelle en l’honneur des populations noires qui ont dû vaincre l’esclavage pour gagner leurs droits.

C’est également le moment de commémorer les innombrables contributions des Afro-américains dans l’histoire des Etats-Unis.

Icimali

Force Barkhane-Mali : des GAT neutralisés et du matériel récupéré

Du 14 au 20 février 2020, la force Barkhane a mené plusieurs opérations. Ces opérations ont permis de mettre hors de combat un grand nombre de membres de terroristes.

 

D’importantes quantités de matériels ont été saisis, en plus que cela a aussi permis d’affirmer la présence de la force Barkhane dans la zone des trois frontières pour ainsi rassurer les populations.

La force Barkhane opère en permanence dans la zone des trois frontières pour déstructurer les réseaux des terroristes et réduire leurs capacités logistiques Il s’agit là de préalables indispensables à la stabilisation de la zone.

Opérations dans la région de Mopti

Entre le 9 et le 17 février, Barkhane a aussi mené plusieurs opérations dans le Centre du Mali, notamment autour de la ville de Mopti et environnants. Ces actions ont permis de neutraliser une cinquantaine de terroristes, de détruire une trentaine de motos et deux pickups. Enfin, de l’armement, des téléphones et du matériel électronique ont également été saisis.

Ces opérations ont été menées en deux phases.

Des cadres EIGS neutralisés

Parmi les terroristes neutralisés, figure un cadre de l’EIGS.

La deuxième action a été menée entre le 16 et le 17 février 2020, au Sud de Mopti, dans une région où sévit la Katiba Macina. Là, les frappes aériennes et tirs d’hélicoptères de combat ont été accompagnées d’un assaut héliporté. Ainsi, une trentaine de combattants djihadistes ont été mis hors de combat.

Source: FAMa

Modibo Sidibé, président des FARE AN KA WULI: « Le DNI n’a été qu’un travestissement bien monté par le pouvoir…»

Les FARE An Ka Wuli, de Modibo Sidibé ne veulent pas avaler la couleuvre que prépare le régime IBK. Après avoir boycotté le Dialogue National Inclusif, il ne semble pas d’accord sur la manière dont l’on est en train de conduire le processus pouvant aboutir aux élections législatives. Dans une déclaration, le président des FARE An Ka Wuli n’a pas fait de cadeau au président de la république et son gouvernement. Pour lui, « une mascarade » électorale se profile et “pourrait conduire à une nouvelle crise postélectorale dont la responsabilité du Gouvernement serait entière ».

Même si Modibo Sidibé et son parti participent à cette élection, ils ne veulent pas pour autant participer, du moins être responsables du chavirement que peut connaitre le bateau IBK.

C’est pourquoi dans la déclaration en date du 20 février 2020, le parti FARE a annoncé avoir pris acte de la décision du Gouvernement d’organiser les élections législatives en mars et avril 2020 suivant un chronogramme publié par le ministère de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation.Mais le parti FARE prend en témoins l’opinion nationale et internationale sur un certain nombre de faits et décisions du régime IBK : (…)

Nouvel Horizon

Législatives 2020 : L’Ingénieur Baba Nadio et le temps de la rédemption.

Le Mali n’est jamais tombé si bas, avec un parlement qui aura été l’excellence d’une déception populaire. Beaucoup de députés de la dernière législature, sachant à peine lire et écrire leurs noms, ont cru pouvoir porter la voix du peuple. Mais hélas. Cette caisse n’a jamais cessé de résonner.

 

Les maliens, révoltés par les deux prolongations du mandat de ces députés, souhaitent aussi changer la configuration de l’institution de Bagadadji. Parmi les cartes à jouer, des compatriotes de la commune V opteront pour Baba Nadio.

Cet ingénieur de formation en électricité, l’homme débute sa carrière comme Enseignant au centre Père Michel de Niarela durant 17 ans. Ensuite, il démissionne et se lance dans le commerce au marché dabanani pour la vente de composantes électroniques et d’appareils électroniques. Très entreprenant, ses magasins sont achalandés par des montres bracelets, des portables et accessoires téléphoniques.

Aussi, pour son souci des enfants, la scolarisation pour les espoirs de demain, Baba Nadio se lance pour la vente de matériels didactiques et surtout, devient promoteur de 6 écoles en commune 5. Il a 250 élèves gratuitement à sa charge, avec une mosquée érigée pour les étudiants à la faculté avec plus de 10 millions de FCFA.

L’entourage poussant, le désormais candidat n’a pu résister aux sollicitations de ceux qui le considèrent un nouveau maillon d’une chaîne qui doit être renouvelée. Beaucoup de jeunes de la commune insistent et l’homme est désormais sur la liste Adema-URD-ADPMaliba pour des populations longtemps abusées.

 Figaro du Mali

Que l’État reprenne ses droits sur tout et partout

Situation au centre du Mali et sa connexion avec Bamako

L’escalade du terrorisme

Le prêcheur Bandiougou Doumbia pour apologie au terrorisme a été arrêté et déféré à la prison centrale de Bamako. Sur une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux, le guide spirituel du « Nouridine international » décrie les facéties du régime d’IBK et les actes d’injustices dont certaines personnes sont victimes, notamment dans la région de Mopti. Il y fait délibérément le choix pour le terroriste Amadou Kouffa, l’allié d’Iyad Ag Aghaly. Avec des courtisans aux alentours qui scandaient des cris de joie et exprimaient des sentiments d’appartenance à cette idéologie.

Plus loin, il injurie copieusement le Président de la République, première institution du Mali et toute sa famille. L’homme est connu pour ses engueulades ou ses dérives verbales quand l’on se souvient en 2012 qu’il a insulté le Président de la République d’alors, ATT, son Premier ministre et le président de l’Assemblée Nationale, Dioncounda Traoré, son ministre de la justice Marafa Traoré et sans oublier aussi la passe d’arme qu’il a eu courant 2018 avec le porte parole du CDR, Ras bath autour du soutien de l’actuel Président de la république qui devient cette fois ci son bourreau. Il n’a jamais été inquiété jusqu’à cette dernière sortie ou la réaction du pouvoir ne s’est pas fait attendre.
Cet acte, d’un premier point de vue est l’expression du sentiment de certains milieux religieux qui par peur de représailles sont obligés de se taire ou aussi de ceux qui vivent dans la situation sous le joug terroriste en attendant impatiemment ou désespérément l’arrivée des forces de l’Etat.

Il y a sans nul doute un désarroi total au centre du Mali qui parait à l’abandon de l’Etat. Prenons le delta central, dans la zone inondée ou des groupes terroristes font la loi. Cette zone est indiquée comme être le siège du marabout Amadou kouffa… ce n’est pas loin de Mopti, ville ou siège à Sévaré le Pc opérationnel de l’Armée pour le centre. Amadou Kouffa est adepte de l’islam radical, œuvrant au coté de Iyad Ag Aghaly pour l’application de la charia. Quant à la zone exondée, le conflit y sévit sous une forme ethno-religieux. Des villages entiers à l’image de ogossagou, Sodongara, Terely et autres sont incendiés et rasés avec son corollaire de morts.

Que voudrez vous que deviennent des populations laissées à elles mêmes, fatiguées de s’auto défendre ? Elles seront tuées pour les plus braves, d’autres rejoindront des groupes terroristes pour avoir la vie sauve. Bandiougou Doumbia et Amadou Kouffa se connaissent très bien, leur dernière entrevue publique remonte en 2009 à la marche de protestation contre le code des personnes et de la famille. Et depuis chacun continue son chemin, l’un sur celui du « Dawa » avec des prêches combien radicaux sur les antennes des radios à Mopti et alentours et l’autre ici à Bamako entre une vie de marabout prêcheur ou vendeur d’illusion également sur certaines antennes.

Dues à l’injustice et la frustration que subissent les populations, elles se vouent contre leurs grés au diable terroriste sauveur par défaut.
Les nids des terroristes sont connus dans ce pays. Ils écument le delta central, le long de la frontière avec le Niger et le Burkina Faso. Nombreux sont ces terroristes qui ne le sont pas devenus par conviction, mais par nécessité et bien par absence de l’Etat.

Quand l’Etat pleure et condamne ogossagou seulement, c’est oublier le quotidien du centre du Mali. Des femmes et enfants innocents sont tués parce qu’ils sont devenus sans défense dans un Etat où tout a replié sur Bamako, la capitale qui semble résumé en elle le Mali. Pour paraphraser un autre journaliste, « Quand Bamako respire, le Mali vit ».
La topographie de la situation actuelle semble dire que des radicaux islamistes ont bien infiltré les grandes agglomérations en témoignent les poches d’attaques ça et là : Diema, Bougouni et Bla. L’Etat est atteint et cela jusqu’au lieu pensé impossible.

C’est peut être le lieu de dépeindre le tableau chaotique dans la région de Mopti où désormais il est impossible de faire des voyages individuels ; la mort y est devenue banale ; les armes circulent comme de petits pains entre les mains des jeunes gens. La misère se lit sur tous les visages, parce que sans lendemain certain. La vie peut y basculer d’une seconde à une autre. L’économie est à terre, car il n’y a plus de trafic humain entre les villages. L’axe Sevaré –Kona est désormais impraticable du fait des enlèvements de simple citoyens et humanitaires. Idem sur celui reliant Bankass via Bandiagara. Des véhicules calcinés aux abords de la route.

Des gros efforts à la people sont médiatisés à outrance sur les chaines nationales, tandis que le calvaire des populations continue, l’Etat, pour le dire maladroitement, n’a pas à proclamer son « état-titude », il doit se faire sentir.

Enfin, bien que Bandiougou Doumbia ait poussé trop loin le bouchon, il demeure cette construction de l’Etat. Des pratiques d’expression de sa faiblesse par certains commis et son laisser-aller a fait croire à certains hommes religieux, d’autres encore libres, qu’ils sont au dessus de l’Etat, donc représentant de Dieu sur terre. Reconnu son forfait, les leaders religieux, ont demandé pardon à IBK, à sa famille et au peuple malien. Le temps nous en dira davantage.
Que l’État reprenne ses droits sur tout et partout.

Benjamin SANGALA

Icimali

La »Djinètigui de Kouloubléni » soupçonnée de tentative de sacrifice humain

Dame N est réputée être une Djinètigui, une de plus qu’on rencontre de plus en plus dans les banlieues et quartiers reculés de la capitale.

 

Les djinètigui, ce sont ces personnes qui entretiennent commerce avec les génies (Djinè en bamanankan, pas si éloignés que çà des Djinns, du moins par la terminologie !). Et Dame N passe pour en avoir de très fructueux avec les génies.

N’est-elle pas sollicitée constamment par nombre d’entre nous en quête de fortunes heureuses pour soi (et infortunes pour nos prochains, la plupart du temps aussi !) ? Parmi ces clients assidus, un ancien Ministre de IBK, aujourd’hui à l’internationale où il a d’ailleurs fait l’essentiel de sa carrière. Au remaniement où il a dû plier bagage, il avait été invité à sacrifier un taureau noir pour conserver sa fonction. Probablement que les génies, parfois capricieux, n’ont pas accepté le geste, puisqu’il sera éjecté de son poste et avec peu d’honneur semble-t-il ! Ce qui explique que Dame N soit très prisée et doit sa fortune à une cohorte de désespérés en quête d’un sort promoteur.

Aussi a-t-elle élu domicile, et ce depuis quelque temps, à Kouloubléni, un quartier de la Commune I à la pointe extrême Est de Boulkassoumbougou. Kouloubléni a l’avantage d’être situé aux bords de Farakoba, jadis rivière torrentielle en hivernage qui se jette dans le fleuve Niger tout proche et qui a longtemps servi de frontière naturelle entre la région de Koulikoro et le District de Bamako. Le profond dénivellement en cet endroit de la rivière Farakoba, de surcroit bordée de sombres frondaisons d’anciennes mangueraies et donc parce que d’accès discret et peu fréquenté, sert de sanctuaire propice aux sacrifices rituels de la Djinètigui, boucs ou bœufs de préférence noirs pour les plus fortunés et pâte blanche faite de farine de mil macéré dans du lait déversée dans les eaux boueuses. Et pour son office, Dame N apparaît toujours en habit d’apparat d’inspiration vaudou, colifichets, grelots, grosses boules d’ambre jaune et queue de buffle obligatoire, accompagnant souvent un haut de forme des chasseurs traditionnels avec miroirs et deux cornes de boucs pointues s’ajoutent à ce tableau bigarré et colorié.

Au service de Dame N, une foule d’individus vivant à ses crochets, soit apprentis ou commis aux sacrifices (à égorger et dépouiller les carcasses) et géomanciens du sable, censés déchiffrer les 16 maisons (8 pour les génies et 8 pour les hommes) de la géomancie bambara, héritée de l’Immortel du Djitoumou, Balla Sabali A Ni Balla Kounounbali. Ces joyeux drilles, prisant allègrement le mélange des genres, ont nettement évolué ces derniers temps pour adjoindre aux cauris et sable, les secrets les mieux gardés du Saint Livre, l’Al Qoran ! Si bien que des sacrifices aux abords de la rivière asséchée, la troupe se transporte régulièrement en pleine brousse, donc très loin de Bamako, dans les contreforts du Méguétan, pour s’adonner, assure-t-on, à des séances de lecture complète du Saint Qoran et à de pieuses et profondes invocations.

BD, qui a aujourd’hui 23 ans révolus en a passé huit ans auprès de Dame N, la Djinètigui de Kouloubléni. Depuis son jeune âge et au grand désespoir de son paternel, ce natif de Kéléni, un village situé à quelques encablures de Koutiala est au service de la Djinètigui comme garçon à tout faire, sans rémunération aucune. Le père de BD dispose d’un potager qu’il exploite sur une parcelle à usage d’habitation non encore construite par son propriétaire, où il fait pousser plusieurs légumes saisonniers. Comme il n’a pas les moyens d’inscrire son fils à l’école, encore moins lui faire apprendre un métier faute de moyens de subsistance, le père de BD aurait souhaité le voir l’aider au potager, le temps d’accumuler quelques pécules pour s’en retourner un jour à Kéléni. Au bout de ce temps, BD est considéré comme faisant partie de la maisonnée de Dame N si bien qu’il était régulièrement associé à l’accomplissement des rituels sacrificiels.

Mais depuis quelques jours, les choses avaient pris une nouvelle tournure. La nouvelle tendance à la lecture du Qoran en pleine campagne entraînait le jeune homme très loin de Bamako, car le cadre idéal pour les invocations situé en pleine brousse ne se trouve plus à proximité de la capitale. C’est ainsi que lors d’une séance de lecture coranique, les aides adultes de Dame N, dont un de ses frères ou se faisant passé pour tel auprès des clients, feront boire une mixture à BD. Revenu dans un état second à la maison, les aides et conseillers de la Djinètigui continueront à faire ingurgiter l’étrange mixture au jeune BD sous le prétexte de le soigner car, assurent-ils, il aurait été possédé par un géni malfaisant. Et de fait, le jeune homme paraissait de plus étrange et devenait fébrile à la limite de la folie. Cet état fera ensuite place à une profonde léthargie et somnolence prolongée. Visiblement mûr, la Djinètigui et ses aides se proposeront alors de conduire le jeune homme en pleine pour brousse pour une séance d’exorcisme.

Mais sur ces entrefaites, certaines personnes connaissant bien le père du jeune homme s’empresseront de l’avertir de la situation de son fils et le mettront en garde. Car de plus en plus de personnes connaissant Dame N s’inquiètent des nouvelles tournures prises par ses pratiques, notamment le fait de délocaliser ses séances en pleine campagne et très loin de la ville et des regards. Et le père de se précipiter pour soustraire sans fils des griffes de la troupe de Dame N, menaçant au besoin de s’en référer au Commissariat du 12ème arrondissement tout proche. Durant quelques jours, le père du jeune BD recevra des appels nocturnes incessants et menaçants de voix masculines anonymes, se présentant pour certains comme des frères de Dame N, et de fidèles et collaborateurs de la Djinètigui pour d’autres, l’invitant à livre son fils pour l’indispensable exorcisme, sous peine de courroux des génies. Ce qui a convaincu le père de BD qu’il y avait anguille sous roche dans cette affaire et donc à accorder quelque crédit à ceux-là qui affirment que Dame N, la Djinètigui se serait engagée dans la voie des sacrifices humains, vu que sa clientèle aurait décuplé ces derniers temps, assure-t-on dans son voisinage, comme en témoignerait le nombre de véhicule 4X4 sombres qui se succèdent à sa porte, une fois la nuit tombée. L’atmosphère de campagne électorale ambiante réveille tous les vieux démons et donc toutes les vieilles inquiétudes. C’est pourquoi, le père de BD a décidé de le renvoyer au village, très loin de Bamako, où ses frères ont promis de recueillir leur neveu et de veiller sur lui.

BD, qui a aujourd’hui trouvé refuge auprès des siens, dans son village de Kéléni, semble l’avoir échappé belle. Si son père, en suffoque toujours de colère impuissante, BD lui en a les jambes encore flageolantes si elles ne peinent à supporter son corps aujourd’hui efflanqué comme s’il sortait d’une longue diète.

Source: La Révélation

Coopération : L’EUTM à 7 ans

La Mission d’Entrainement Mobile de l’Union européenne au Mali (EUTM) a fêté son 7ème anniversaire le jeudi 20 févier 2020 à l’hôtel Azalaï Nord-Sud de Bamako, leur logis.

 

La célébration de cet anniversaire a été une occasion pour l’EUTM de faire le bilan de ses activités de formation dans notre pays. 15 000 militaires maliens ont été formés par l’EUTM-Mali durant ces 7 dernières années selon le commandant EUTM.

Le commandant de l’EUTM, le général de brigade Joao Pedro Boga Ribeiro a dans son allocution fait l’apologie de cette mission de l’UE. Il s’est dit inspiré de ses prédécesseurs. Satisfait du bilan des activités de l’année écoulée, il a salué les efforts consentis par le personnel civil et militaire présent. Il a aussi remercié les autorités militaires du pays d’accueil pour leurs disponibilités.

Selon Salvador Fonca, représentant de l’UE au Mali, l’EUTM en restant dans les limites d’un mandat non exécutif tentera autant que possible d’accompagner les FAMa dans leur action en attendant la revue stratégique du mandat qui se discute actuellement à Bruxelles. Il a souligné que le chemin est encore long, mais il y a eu des progrès certains. Et ces mérites sont à attribuer aux Forces de Défense et de Sécurité. Pour lui, la bonne tenue des élections de 2020 en toute sécurité est un nouveau défi pour les FAMa et l’EUTM.

Il faut rappeler que cette mission de l’Union Européenne (UE) au Mali a été établie en février 2013 sur demande du gouvernement malien et sur la base de la résolution 2085 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Les Etats membres de l’UE ont décidé dès lors de lancer une mission de formation au profit des Forces Armées Maliennes.

L’EUTM-Mali porte son effort sur la formation des cadres (formation des formateurs et conseil aux formateurs), en particulier dans des garnisons et dans des écoles militaires. Cette approche progressive va permettre de rendre les FAMa plus autonomes. La mission de l’Union Européenne a pendant ces 7 ans, élargi son mandat au G5-Sahel dans la lutte contre le terrorisme conclut-il.

Source : Forces Armees Maliennes