Les groupes armés CM-FPR ; CPA, Gatia, MAA et MPSPA se disent d’accord avec le projet d’accord d’Alger : « Le document proposé est convenable », ont-ils déclaré samedi dernier

Le Centre International de Conférence de Bamako (Cicb) a servi de cadre à une conférence de presse de la plate-forme des mouvements patriotiques Cm-Fpr, Cpa, Gatia, Maa et Mpspa, le samedi 13 décembre 2014. Cette conférence était animée par des leaders de ces principaux mouvements opposés à la partition et au fédéralisme. Elle visait à faire la diffusion du pré-accord d’Alger.

Maitre Harouna Toureh avocat general amadou haya sanogo mali

Face à la presse, il y avait Me Harouna Toureh, il est le président de la Coordination des Mouvements et Forces Patriotiques de Résistance (Cm-fpr) et porte-parole de la plate-forme. A côté de lui, il y avait le secrétaire général du Groupe d’Auto-défense Touareg, Imghad et Alliés (Gatia), M. Fahad Ag AlMahmoud, le représentant de la Coalition du Peuple de Azawad (Cpa), M. Hamadi Ould Cheick, un représentant du Mouvement Arabe de l’Azawad (Maa), Elmidi Sidy Mohamed, et un représentant du Mouvement Populaire pour le Salut du Peuple de l’Azawad (Mpspa). Ladite conférence a enregistré la présence de plusieurs personnalités des différentes communautés vivant dans les régions du nord.

Le porte-parole de la plate-forme, Me Harouna Toureh, non moins président du Cm-fpr, en introduisant la conférence a affirmé que la paix n’est pas loin. En parlant du document que les parties aux négociations entendent signer sous les auspices du médiateur Algérien, le porte-parole de la plate-forme s’est voulu rassurant : “Il n’est pas question pour la plate-forme d’être d’accord avec quelque chose qui puisse compromettre l’avenir du pays. C’est pourquoi nous de la plateforme sommes ensemble à Alger pour dire non…”, a fait savoir Me Harouna Toureh qui a expliqué la dynamique de leur regroupement. Il estime que la position de la plate-forme conforte la paix, la sécurité et l’intégrité du pays.

“Nous ne sommes pas de ceux qui sont pour l’indépendance, le fédéralisme. Nous estimons qu’il est possible de vivre dans un Mali uni et fort”, a dit le responsable du Mouvement Arabe de l’Azawad (Maa). Le représentant du Mouvement pour le Salut du Peuple de l’Azawad (Mpspa), il est très facile d’allumer le feu que de construire. C’est pourquoi, dit-il le Mpspa condamne vigoureusement la logique de guerre du Mouvement National de Libération de l’Azawad (Mnla).

Dans son intervention à cette tribune, le secrétaire général du Groupe d’Auto-défense Touareg Imghad et Alliés (Gatia), M. Fahad Ag Almahmoud, a déclaré que ce mouvement est né des conséquences de qui s’est passé à Kidal le 21 mai 2014. “Notre communauté était contre la prise des armes, parce que nous sommes convaincus que nous pouvons trouver dans les urnes ce que les autres pensent avoir par les armes…”, a affirmé Fahad Ag Almahmoud qui a été très ovationné au cours de cette conférence.

Selon ce leader du Gatia, après le 21 mai 2014, toutes leurs illusions sont tombées parce que la logique du Mnla était que tous ceux qui n’étaient pas en belligérance avec l’État du Mali devraient se soumettre ou aller se faire voir ailleurs, hors des régions de nord. C’est ce qui justifie la création de Gatia qui est opposé à toute forme de partition du Mali, a t-il expliqué. Les membres de ce mouvement sont convaincus que la peur a changé de camp.

“Nous avons la réalité du terrain”, a soutenu Hasag un chef Imghad. Il est une personnalité influente et on dit qu’il est un des instigateurs du Gatia.

“Nous sommes contre l’impunité”, a dit Me Harouna Toureh qui est revenu à la charge. Selon lui, “le document qui est proposé est convenable même si certains pensent le contraire. Certainement que ceux qui critiquent le document ne l’ont pas bien lu”. Il se réjouit que la plateforme, qui était formée de deux mouvements, soit aujourd’hui portée à 5 avec les adhésions. Il se dit également que cette plateforme va connaitre un élargissement à travers la venue des dissidents du Mnla.

En effet, on parle de l’arrivée probable du Colonel Hassane Ag Mehdi, surnommé “Jimmy le rebelle” (un déserteur des Forces Armées Maliennes-Fama qui militait au Mnla et qui vient de créer une dissidence appelée Fpa-Front Populaire de l’Azawad) au sein de cette plate-forme. Cette figure controversée du mouvement armé multiplie depuis quelque temps les démarches en vue d’être accueilli, avons-nous appris auprès des membres de la plate-forme.

Laya DIARRA

SOURCE: Soir de Bamako  du   15 déc 2014.
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