Le représentant spécial de l’Union européenne au Sahel, Michel Reveyrand de Menthon, l’a dit hier lors d’un point de presse : «Cet accord n’est pas un statut spécial pour le nord du Mali; son paraphe est indispensable »

Une conférence de presse s’est tenue hier mercredi,  dans les locaux de la délégation de l’Union européenne à Bamako.

Michel Reveyrand Menthon représentant UE sahel

Animée par Michel Reveyrand de Menthon, représentant spécial de l’UE auprès de notre pays, en présence du chef de la délégation, Richard Zink, la rencontre a permis aux diplomates d’entretenir les journalistes sur l’Accord d’Alger et la problématique de son paraphe par certains. D’après Michel Reveyrand de Menthon, «cet accord est le meilleur compromis qui puisse exister et son paraphe est indispensable».

epuis quatre ans l’UE a adopté un plan d’actions pour les pays du Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) afin d’y approfondir ses activités. C’est pourquoi, elle a nommé un représentant spécial en la personne de Michel Reveyrand de Menthon. Objectif : défendre la position de l’union auprès des pays concernés. Du reste, c’est ce qui explique sa contribution à la tenue des pourparlers inter-Maliens et le paraphe de l’Accord de paix et de réconciliation qui en a résulté à Alger. Selon le diplomate français, cet accord est le fruit d’un long processus ayant commencé depuis 2014 avec beaucoup d’étapes intermédiaires et de nombreux intervenants.

La participation de l’UE au processus, a dit Michel Reveyrand de Menthon, est une façon d’exprimer sa solidarité et son soutien à l’ensemble des pays du Sahel en général, et du Mali en particulier. «  Cet accord est le meilleur compromis qui soit car c’est le début d’une nouvelle étape de dialogue. En effet, son chapitre II comporte un aspect essentiel relatif à une conférence d’entente nationale entre tous les fils du Mali« .

Afin de convaincre tous ceux qui voient dans cet accord une partition programmée de notre pays, le représentant spécial de l’UE au Sahel, par ailleurs ancien ambassadeur de la France au Mali, a été on ne peut plus clair : «  Cet accord n’est pas un statut spécial pour le nord du Mali car l’application de la loi malienne sur toute l’étendue du territoire national s’effectuera  » a-t-il laissé entendre. C’est pourquoi, a-t-il insisté :  » cet accord doit être paraphé. Tout le monde le soutient et il n’y a aucune raison de trainer. Son paraphe est indispensable car il est soutenu par toute la communauté internationale. On a là, une occasion unique pour parvenir à une paix durable « . Avant de conclure, Michel Reveryrand de Menthon a pris soin de faire savoir, en réponse à une question, que «  pour le moment il n’y a pas de sanctions prévues mais des mécanismes de sanctions  existent « .

Diakaridia YOSSI

Source: L’Indépendant
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