Le chef de l’ONU appelle à des mesures créatives pour lutter contre les problèmes du Sahel

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a appelé jeudi à des mesures créatives pour s’attaquer aux problèmes qui affligent le Sahel.

La crise sécuritaire au Sahel constitue une menace mondiale. “Si rien n’est fait, les effets du terrorisme, de l’extrémisme violent et du crime organisé se feront sentir bien au-delà de la région et du continent africain”, a indiqué M. Guterres lors d’une réunion de haut niveau sur le Sahel, en marge de la 77e session de l’Assemblée générale de l’ONU.

“Une percée internationale coordonnée est nécessaire de toute urgence. Nous devons repenser notre approche collective et faire preuve de créativité en allant au-delà des efforts existants”, a-t-il affirmé.

En décembre 2021, l’Union africaine (UA) et les Nations unies se sont engagées à travailler ensemble, en partenariat avec la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et le G5 Sahel – qui réunit le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger – dans le but d’améliorer l’action mondiale en matière de sécurité, de gouvernance et de développement dans la région.

Dans le cadre de cet effort, le panel indépendant de haut niveau sur la sécurité et le développement au Sahel va être créé. Ce panel, présidé par l’ancien président nigérien Mahamadou Issoufou, procédera à une évaluation indépendante et formulera des recommandations spécifiques pour faire face à une crise multiforme et mobiliser les ressources nécessaires pour y apporter une réponse durable, a indiqué M. Guterres.

Les Nations unies sont prêtes à travailler avec les parties concernées de manière urgente et solidaire afin de parvenir à un Sahel pacifique, stable et prospère, a déclaré le secrétaire général de l’ONU, ajoutant que l’insécurité et l’instabilité politique dans la région continuaient à aggraver une situation humanitaire déjà catastrophique.

M. Guterres a appelé à de nouveaux efforts collectifs pour promouvoir la gouvernance démocratique et rétablir l’ordre constitutionnel dans toute la région, notant que l’état de droit et le plein respect des droits de l’homme étaient indispensables à la sécurité et au développement durable.

Source: Agence de presse Xinhua
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