L’attaque de la CMA fragilise la signature de l’accord de Bamako

C’est un nouveau coup de canif dans le processus de paix au Mali. Les rebelles de la CMA ont tendu mardi une embuscade à l’armée malienne dans le nord-ouest du pays ; 9 militaires maliens ont été tués et 14 autres blessés. Cette nouvelle violation du cessez-le-feu ne compromet-elle pas la cérémonie de signature d’un accord de paix vendredi 15 mai à Bamako ?

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Après l’attaque lundi 11 mai d’un convoi de l’armée près de Tombouctou qui a fait 9 morts dans les rangs de l’armée malienne, certains, pessimistes, évoquent une nouvelle violation du cessez-le-feu avec la création officielle ce mardi 12 mai d’une nouvelle aile militaire au sein de l’Alliance populaire pour la paix et l’unité nationale, une association du Nord reconnue jusque-là pour son pacifisme.

« Vendredi c’est dans deux jours ! Comment peut-on regrouper en si peu de temps tout le monde ? » s’interroge de son côté un observateur étranger. Mais, malgré les difficultés, certains mettent ici les bouchées doubles pour que la cérémonie de signature du 15 maisoit une réussite. Parmi les plus actifs, les représentants de la mission de l’Onu au Mali.Mongi Hamdi, le nouveau chef de la Minusma, a certes condamné l’embuscade contre l’armée malienne, mais il a obtenu le principe d’un déplacement à Alger des rebelles de la CMA, la Coalition des mouvements de l’Azawad.

Certains responsables de la CMA, actuellement à Ouagadougou au Burkina Faso, ont confirmé à RFI avoir donné leur accord pour aller discuter à Alger. Mais les regards sont tournés également vers Kidal, le nombril de la rébellion. Le chef traditionnel de cette localité a récemment séjourné à Bamako. Il est de retour à Kidal et son discours est tout, sauf guerrier.

Source: RFI

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