Insécurité à Bamako : le Directeur régional de la police du District fait le point

L’office de la Radiotélévision du Mali (ORTM) a organisé ce dimanche 09 février 2020 un débat télévisé sur l’insécurité à Bamako. Le thème retenu est : « Quelles solutions pour la quiétude des citoyens ? » Le directeur régional de la police nationale du District de Bamako, contrôleur général Siaka Bouran Sidibé ; le Lieutenant-colonel Alpha Yaya Sangaré, commandant région de la gendarmerie de Bamako et le Colonel Mamary Diakité, Commandant de la compagnie de la garde nationale.

Assassinats, attaques à main armée, voilà les maux que vivent les populations de Bamako et ses environs. La capitale malienne et ses alentours sont devenus un lieu où la peur et la violence font désormais lésion. Dans les mois de janvier et février, trois attaques ont fait des victimes et des blessés graves. Suite à cette insécurité qui va crescendo, de nouvelles dispositions sécuritaires seraient prises selon les différents invités de l’ORTM.

Prenant la parole, le directeur régional de la police nationale du District de Bamako, le contrôleur général de police, Siaka B. Sidibé, dira que le rôle de la police est tout d’abord de sécuriser les personnes et leurs biens. À l’en croire, 750 policiers sont déployés par jour pour la patrouille à travers la ville de Bamako et ses environs. Parlant des infrastructures, Siaka B. Sidibé affirme que Bamako dispose de 17 commissariats et des efforts sont en train d’être faits pour la quiétude des citoyens. « Les forces de sécurité se battent à bras le corps pour lutter contre l’insécurité dans le District de Bamako. Des missions de patrouilles, des descentes policières suivies des arrestations, saisines d’armes, ont été menées par les forces de sécurité ces dernières semaines », a-t-il laissé entendre.

Par rapport à la collaboration entre les différents corps, les trois officiers ont évoqué dans le même sens, c’est-à-dire que les forces de l’ordre travaillent dans l’étroite collaboration et ils rendent compte à la même hiérarchie notamment le ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Ils ont les mêmes missions : sécuriser les personnes et leurs biens. Au niveau régional, « nous relevons de l’autorité du Directeur général de la Police nationale, et nous exécutons les missions et les instructions données par ce dernier dans le cadre de la sécurité publique et tout ce qui est maintien d’ordre. Nous agissons également dans le cadre de la police judiciaire parce que dans les commissariats de police, il y’a la police judiciaire, la police administrative et tout ce qui suit », a déclaré le directeur régional de la police du district de Bamako qui a appelé la population à se soumettre lors des contrôles routines. Pour lui, ces contrôles permettent aux policiers de faire des saisies des armes à feu, des drogues, des produits prohibés et entre autres. « Nous organisons aussi des descentes de Police en collaboration avec les brigades spécialisées (la BAC, la BSI, les FORSAT) qui nous permettent de mettre la main sur beaucoup de malfaiteurs. Depuis quelque temps, nous avons des postes de sécurité dans certains grands carrefours qui nous permettent de faire aujourd’hui un relais. S’il y a un incident, ces relais arrivent très rapidement sur les lieux avant la grande équipe ».

Parlant des difficultés, Siaka B. Sidibé a prêché pour l’inauguration des Commissariats de police. « Nous avons un problème d’infrastructures qui se pose et l’État doit fournir beaucoup d’efforts pour pouvoir augmenter nos structures en termes de Commissariats, en termes de forces de sécurité », a-t-il laissé entendre. Aussi, a-t-il sollicité le renforcement des forces de sécurité en termes de moyens humains. « Et quand on a des moyens humains, il faut des matériels, des véhicules, il faut augmenter le carburant…Outre ceci, nous avons aussi des difficultés de gestion de la sécurité avec la population », déclare le DR de police du district de Bamako.

Pour terminer, il demande la bonne collaboration de la population qui peut aider la police nationale en appelant ces numéros, 80331, 80001115 pour la police nationale et 80001201 pour la protection civile. La population doit changer son comportement envers la police.

Boureima Guindo

Source: Journal le Pays- Mali

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