Grogne sociale : discorde ou méfiance s’intensifie !

La situation politique et sociale au Mali va de mal en pire. Le comité syndical de l’UNTM avait décrété une grève de 72 heures les 18, 19 et 20 novembre dernier. Un mot d’ordre qui a été suivi à 99% ; mêlé à cela, les problèmes autour du futur CNT.

C’est une véritable grogne sociale qu’on attend ; car les problèmes s’égrènent à d’autres problèmes. Depuis l’arrivée de la Junte au pouvoir, la situation politique et sociale de notre pays va sans doute de mal en pire. La mise en œuvre du futur Conseil national de transition tarde à se concrétiser ; d’où les nombreuses discordes ou dissensions sur la clé de répartition des composantes de ce conseil. Ce qui explique évidemment ce long retard accusé dans le choix des hommes qui y siégeront. Le président de la transition, Bah Dao et son vice-président le Colonel Assimi Goïta, chargé des questions de défense et de sécurité finiront-ils par céder face à cette grogne sociale qui s’annonce inquiétante ? C’est en tout cas, la question que chacun des Maliens serait en droit de se poser. Comme pour dire tout simplement que leur tâche s’annonce de plus en plus compliquée. Selon l’ancien premier ministre Modibo Sidibé, l’un des acteurs clés de la chute de IBK, par le mouvement M5, dans une interview sur le plateau du Renouveau TV, il y a beaucoup de difficultés en face, les Maliens ne savent plus quoi faire, il y a des problèmes de sécurité, alimentaire ajoutées aux questions de trésorerie. La transition n’affiche pas une image de changement du pays. Ce dernier a ensuite précisé que : « une assise nationale est nécessaire sur la refondation afin qu’ensemble nous décidions de la destinée du pays. Prendre des solutions idoines, de nouvelles réformes pour le développement du pays. »

L’UNTM a déposé récemment un autre préavis de grève à compter du 14 au 18 décembre prochain après une première grève très réussie. Cette situation mettant mal à l’aise les citoyens du pays, autant les putschistes silencieux veulent prendre le contrôle sur tout. Tout récemment, les administrateurs civils étaient en grève, eux.  Chose qui paralyse en quelque sorte l’administration de l’État et autres activités parallèles ; sans omettre les privées. Face à toute cette situation confuse, il serait prépondérant pour Bah Dao de faire en sorte que le dialogue et des assises soient mises en place afin de trouver des solutions idoines aux problèmes actuels. Il est important de savoir ou sinon de remarquer aussi que les critiques en l’endroit des autorités de la transition sont colossales ; et devront inspirer chacun des Maliens pour comprendre avec la plus belle des manières la situation du pays.

Moriba DIAWARA

Source: Le Combat

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