FRAPPES AERIENNES SUR BOUNTI : LA THÈSE D’UNE «BAVURE» SE PRECISE-T-ELLE ?

Le dimanche 03 janvier dernier, un bombardement a frappé Bounti situé dans le cercle de Douentza. Si la Force Barkhane affirme dans un communiqué avoir été seul l’auteur de ce bombardement, le Gouvernement du Mali a déclaré une «action conjointe» entre les Forces Armées Maliennes (FAMa), la Force G5 Sahel, et la Force Barkhane dans cette opération. Si les deux (02) parties se rejoignent sur la cible «djihadiste »  , plusieurs hypothèses démontrent contrairement une «bavure».

De l’avis de plusieurs observateurs locaux, la zone de Douentza, Bounti précisément, est fréquentée par les groupes terroristes. De sources militaires, c’est dans cette zone ou les convois de notre armée sont fréquemment attaqués et aussi où se trouvent des engins explosifs improvisés.

Située dans la zone dite «des Trois (03) frontières», Bounty a fait l’objet d’un bombardement le dimanche 03 janvier dernier. Plusieurs semaines après, l’incertitude plane toujours sur les personnes tuées dans ce bombardement.

«La France annonce une frappe sur des dizaines de djihadistes, des villageois parlent de victimes civiles», titrait le journal ‘‘Le Figaro’’ en France. «Une opération conjointe FAMa-Barkhane-FC G5 Sahel, «Éclipse» est en cours afin de neutraliser les Groupes Armés Terroristes (GAT) dans la zone des trois (03) frontières», indiquait le  Ministère de la Défense et des Anciens Combattants du Mali dans un communiqué non daté,  publié sur les réseaux sociaux.

Et le communiqué de poursuivre: «les frappes aériennes effectuées par un Mirage 2000 sur ledit objectif ont fait un bilan d’une trentaine de GAT neutralisés».

La différence sur le bilan donné par les deux (02) parties et ainsi que l’auteur de la frappe est bien visible.

Si forces Barkhane et Gouvernement du Mali arguent d’avoir tué des «djihadistes», autres sources affirment le contraire, et des hypothèses font également penser à une bavure. Tabital Pulaaku, une Association pour la Défense et la Promotion de la Culture Peule annonçait dans un communiqué «dix-huit (18) morts, lors d’un mariage».

Une thèse soutenue par le Parti SADI de Dr  Oumar Mariko.

En effet, dans un communiqué publié  le lundi 18 janvier dernier, le Parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (SADI) dénonce une «tragique bavure» de l’armée française qui a coûté, selon le communique du parti, à la perte de «nombreux innocents et une lignée familiale décimée». Pour le parti, il ne s’agissait «nullement de Groupes Armés Terroristes (GAT), mais d’un rassemblement festif pour célébrer un mariage».

Le Parti SADI, à travers son président, Dr Oumar Mariko soutient cette thèse par plusieurs interrogations: « des armes  ont-elles été repérées ? Quelle est la nature de ces armes ? Les mouvements observés étaient-ils ceux des GAT ? Pourquoi l’armée française d’habitude prompte à célébrer ses trophées contre les groupes terroristes a-t-elle gardé le silence durant 48 heures ? Où se trouvent les (…)

Demba KONTÉ –

 

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