Flash – G5 : Paris veut accélérer le tempo

La ministre française des Armées, Florence Parly, a réuni, le lundi dernier à Paris, ses homologues de la force militaire conjointe des pays du G5 Sahel dans l’espoir d’accélérer sa mise en œuvre. Alors que les groupes jihadistes ont promis de faire barrage à cette force.

Face à la dégradation de la situation sécuritaire aux confins du Mali, du Burkina Faso et du Niger, les cinq pays composant le G5 Sahel (Mali, Tchad, Burkina Faso, Niger, Mauritanie) ont réactivé en 2017, avec le soutien de la France, leur projet de force conjointe, lancé en novembre 2015. Il s’agit désormais d’accélérer la montée en puissance de cette force multinationale, qui doit atteindre 5.000 hommes d’ici mi-2018.

Cinq ans après le début des opérations anti-djihadistes françaises dans la bande sahélo-saharienne, “l’objectif de Barkhane (4.000 hommes, ndlr) est de trouver des relais” pour diminuer à terme son empreinte au sol, souligne la ministre dans un entretien à Libération publié lundi.

TERRORISME (1) : Le G5  lance sa  deuxième opération

Les pays du G5 Sahel ont lancé une deuxième opération anti-djihadiste le lundi 15 janvier dernier. Baptisée « Pagnali », tonnerre, elle a été annoncée à l’issue d’une réunion ministérielle à Paris. La rencontre a réuni autour de la ministre française des armées, ses homologues des pays du G5 Sahel ainsi que les chefs d’état-major.

Les participants à la réunion n’ont pas voulu donner le moindre détail (les pays impliqués ou le nombre d’hommes mobilisés) sur cette opération pour des « raisons de sécurité ». Le ministre de la Défense, Tiéna Coulibaly a simplement déclaré que la Force G5 monte en puissance, annonçant qu’elle vient de lancer sa deuxième opération ce lundi.

Quant à la ministre française des armées Florence Parly, elle a indiqué que la Force concentrera ses efforts sur la zone des trois frontières Mali, Niger, Burkina. Une zone particulièrement critique, selon elle. La première opération de la nouvelle force conjointe, « Hawbi », s’était déroulée en novembre dernier dans cette même zone confrontée depuis des mois à une sérieuse dégradation de la situation sécuritaire. Elle avait mobilisé quelque 700 hommes, appuyés par les soldats français de l’opération Barkhane.

TERRORISME(2) : Les Djihadistes se regroupent contre le G5 Sahel

Les groupes djihadistes au Sahel veulent s’unir contre la force G5. Le porte-parole d’une nouvelle organisation terroriste se réclamant du groupe État islamique (EI) a assuré que l’ensemble des Djihadistes du Sahel se “donnaient la main” contre la force conjointe du G5 Sahel. Selon ce porte-parole, un proche de Adnan Abou Walid Sahraoui, les djihadistes entendent « tout faire pour que le G5 Sahel ne s’installe pas dans la zone».

Accord de paix d’Alger : La question du désarmement bloque l’application

Le comité de suivi de l’accord de paix d’Alger s’est réuni, le mardi dernier, pour évaluer les avancées dans la mise en œuvre d’une feuille de route signée en 2015. Un processus quasiment à l’arrêt et cette réunion l’a confirmé une fois de plus.

En sortant de la salle de réunion, les groupes armés, qu’ils soient de la CMA ou de la Plateforme, sont dubitatifs : un nouveau calendrier a certes été adopté, il détermine la marche à suivre dans les mois à venir et les actions prioritaires. Sauf que toutes les parties savent que ce calendrier a peu de chance d’être respecté. « Un agenda de plus, mais aucune avancée », tel est le résumé dressé par un représentant de la CMA.

Parmi les nombreux points de blocage, la question des armes lourdes et du désarmement. Les groupes exigent de rester propriétaires des armes, le plus longtemps possible. « Dès que l’on passera à l’opération de cantonnement, on passera en même temps à l’opération de désarmement, et donc plus personne, hormis l’Etat, ne sera plus propriétaire, détenteur d’équipement militaire », explique Ahmed Boutache, le président de ce comité de suivi.

FRONT SOCIAL : Du rififi chez la société de gardiennage  G4S

La société de gardiennage G4S, une des plus importantes de la place, va entamer une procédure de licenciement. La compagnie, qui emploie 1500 personnes, pourrait licencier plus d’un tiers de ses effectifs pour faute grave. Les employés sont accusés d’avoir abandonné leurs postes. Les employés, eux, affirment avoir agi après un mot d’ordre de grève.

Les salariés de G4S ont une revendication principale : le versement d’une prime de risque de 40 000 francs CFA par mois. Ils estiment que la direction n’est pas ouverte au dialogue. « Ils ont toujours fermé les portes pour la négociation. C’est ça qui nous a poussés à aller en grève. Et n’avons rien fait, sauf observé le mot d’ordre de grève seulement. Tout ça, c’est pour décourager les gens qui réclament leurs droits », estime Mamadou Sidibé, le secrétaire syndical CSTM pour la société G4S.Pour appuyer leurs revendications, les salariés ont déposé plusieurs préavis de grève dont l’un courait du 31 décembre au 2 janvier 2018. Le problème, c’est qu’il n’était pas légal.

SANTE : Retrait du lait infantile Lactalis

Plusieurs pays africains sont touchés par la crise sanitaire Lactalis, du lait en poudre pour bébé, potentiellement contaminé à la salmonellose. L’industriel français Lactalis exporte son lait infantile dans le monde entier, notamment au Sénégal, au Congo-Brazzaville, en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Togo, à Madagascar et au Mali.

Picot et Milumel. C’est sous ces deux marques que le lait infantile fabriqué par Lactalis est vendu en Afrique de l’Ouest. Alertées par l’Union européenne et non par le fabricant, les autorités maliennes ont commencé le retrait des produits potentiellement contaminés, dès le 21 décembre.

« D’ores et déjà, on a procédé au retrait de 6 952 kg de lait Picot dans ses différentes formes, ce qui représente 15 607 boîtes. Dans le lait Milumel, on ne l’a pas constaté », a déclaré Mamadou Sako, directeur général adjoint de l’Agence nationale de sécurité sanitaire des aliments (Anssa).

Au Mali, le lait en poudre pour bébé est commercialisé essentiellement dans les pharmacies et dans les grandes surfaces. Le secteur informel n’étant pas concerné, les contrôles des autorités sanitaires s’en trouvent facilités. Les dépôts pharmaceutiques coopèrent mais la principale difficulté, c’est d’identifier les importateurs.

Selon les autorités, aucun nourrisson malade n’a été signalé ni aucune recrudescence de la salmonellose constatée dans les centres de santé, pour le moment.

FOIRE : 300 milles visiteurs attendus à la FEBAK

La foire internationale de Bamako communément appelée FEBAK, le plus grand rendez-vous du monde des affaires dans le pays, a ouvert ses portes le week-end dernier avec la participation de 30 pays qui exposeront jusqu’au 29 janvier.

Officiellement, 300 milles visiteurs sont attendus à cette foire biennale qui se déroulera au Parc des expositions, avec l’Algérie comme invitée qui a fait déplacer 85 entreprises.

ASONGO : Attaque contre des véhicules

Deux camions en provenance du Niger ont été attaqués, le lundi  dernier, à Tonditihiyoo à 30 km d’Ansongo par des individus armés. Les braqueurs ont dépouillé les passages de tous leurs biens. Selon des sources locales, les milices qui étaient dans la zone sont informées, mais aucune poursuite n’a été engagée pour retrouver les bandits.

BOUREM : Un véhicule de la croix rouge braqué

Un véhicule de la croix rouge malienne a été enlevé le lundi  dernier à Baria dans le cercle de Bourem par des individus armés. Le rapt s’est déroulé à 10 km de la ville. Selon des sources locales, les assaillants ont fui vers Almoustrat. L’armée malienne a engagé une poursuite pour récupérer le véhicule, mais sans succès.

MINUSMA : Aide à la CVJR

Un million de dollars, soit plus de 600 millions de Francs CFA. C’est le montant que la Minusma vient de mettre à la disposition de la Commission Justice, Vérité et Réconciliation (CVJR). Cette aide devrait contribuer à appuyer les actions de la CVJR dans ses zones d’intervention. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du fond fiduciaire des Nations Unies en soutien à la paix et à la sécurité au Mali.

L’Aube

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