Éviction de Bah N’daw : Après la CEDEAO, l’UA suspend le Mali de ses instances

En réponse du dernier coup de force militaire, l’Union africaine a suspendue le Mali de toute participation à toutes activités de l’institution. L’instance africaine a aussi menacé d’imposer des sanctions ciblées si un gouvernement dirigé par des civils n’était pas rétabli.

Après la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), c’est le tour de l’Union Africaine de suspendre le Mali de toute participation à toutes ses activités. C’était dans un communiqué que l’Union africaine a annoncé mardi 1er juin, sa décision d’écarter temporairement le pays de toutes ses instances et a ensuite menacé d’imposer des sanctions et d’autres mesures punitives si les militaires au pouvoir ne rétablissaient pas un gouvernement civil.

Elle a aussi manifesté son soutien total à la décision prise par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le 30 mai dernier lors de son sommet extraordinaire tenu sur la situation sociopolitique du Mali.

L’UA « décide (…) de suspendre immédiatement la République du Mali de sa participation à toutes les activités de l’Union africaine, ses organes et ses institutions, jusqu’à ce qu’un ordre constitutionnel normal soit rétabli dans le pays », lit-on dans le communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l’instance continentale.

L’organisation continentale a, par ailleurs, invité dans son communiqué, les militaires au pouvoir à retourner « urgemment et sans conditions dans leurs casernes et à s’abstenir de toute interférence future dans le processus politique ». Elle appelle aussi l’établissement des conditions pour le retour à une transition démocratique « sans entrave, transparente et rapide».

La décision de la suspension du Mali par l’Union africaine intervient à seulement deux jours après que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé des sanctions politiques contre le Mali. L’instance continentale a mis l’accent sur la nécessité de maintenir l’organisation d’élections présidentielle et législatives en février 2022. Elle a ainsi appelé les autorités de la transition actuelle « de respecter et de se conformer à la période de 18 mois initialement prévu » par la Charte qui mènera dans neuf mois le pays à l’organisation des élections « démocratiques, libres, justes et crédibles».

Elle exige par ailleurs, à ce qu’aucun des dirigeants de la Transition actuelle ne soit candidats aux différentes échéances électorales du 2022. Par ailleurs, l’Union africaine a appelé la communauté internationale à apporter son « soutien financier au Mali afin de lui permettre de relever les graves défis macroéconomiques auxquels il est confronté et de veiller à ce que la transition ne déraille pas ».

Ibrahim Djitteye 

Source: Journal le Pays- Mali

 

 

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