DÉSAMOUR ENVERS LES TROUPES FRANÇAISES DANS LE SAHEL CENTRAL

Un vrai sujet de préoccupation pour Emmanuel Macron

 

On a encore en souvenir les circonstances qui avaient motivé l’organisation, presque dans la précipitation, d’un sommet qui avait réuni à Pau (en France), autour du président Français Emmanuel Macron, les Chefs d’Etat et de Gouvernement des cinq pays du G5-Sahel – Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et Tchad -.

C’était en janvier 2020 et à l’époque, les populations des pays du Sahel central n’en finissaient pas de manifester, à tous bouts de champs, une espèce de ressentiment envers les troupes françaises déployées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Ainsi ayant les nerfs en pelote, le président Français, Emmanuel Macron, avait jugé indispensable de “responsabiliser” ses homologues du Sahel et à cet effet, il les avait ‘’convoquer’’ à un sommet afin qu’ils se prononcent clairement sur l’opportunité, oui ou non, du déploiement des troupes françaises dans le Sahel central.

Evidemment, comme il fallait s’y attendre, les chefs d’Etat et de Gouvernement qui ont pris part à ce sommet de Pau, ont reconnu unanimement la nécessité absolue de maintenir les troupes françaises dans le Sahel pour des fins de lutte implacable contre le terrorisme.

S’il est vrai que, de par l’assurance à lui donnée par ses homologues du Sahel, le président Emmanuel Macron pourrait se prévaloir d’une certaine légitimité pour le déploiement de ses troupes dans le Sahel central, il n’en demeure pas moins vrai aussi que les troupes en question, de par leurs politiques de lutte contre le terrorisme, éprouvent une grande impopularité auprès des populations qu’elles sont censées protéger et défendre. Toute chose qui fonde ces mêmes populations à se convaincre que les troupes françaises déployées dans le Sahel ont d’autres objectifs, d’autres préoccupations que la lutte contre le terrorisme. C’est pourquoi il n’est pas rare de constater, ces derniers temps-ci, des levées de boucliers contre la présence des troupes françaises dans les pays sahéliens. Au Mali, au Burkina Faso, au Niger et au Sénégal (dans une moindre mesure) c’est le même son de cloche, à savoir ‘’le départ des troupes françaises’’. Ce serait une lapalissade que dire cette espèce de ‘’désamour entre la France et les pays du Sahel’’ constitue un vrai sujet de préoccupation pour le président Français Emmanuel Macron qui se prépare à défendre son bilan à l’occasion des prochaines élections présidentielles françaises…

El Hadj Mamadou GABA

Source : Le Soir De Bamako

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