Départ du Gatia de Ménaka : Que cache le mutisme d’IBK?

Depuis la signature, le 5 juin dernier des deux documents, «Relevé de conclusions des consultations préparatoires à la mise en œuvre de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali» et celui sur les «Arrangement  sécuritaire», le chef de l’Etat, Ibrahim Boubacar Keïta n’a pipé mot pour dire ce qu’est la position du gouvernement face à la question de Ménaka, cette localité malienne revendiquée avec insistance par la Cma.

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Alors que le sujet fait déjà monter le mercure au sein de l’opinion malienne où il se dégage une tendance majoritaire de nos compatriotes qui s’opposent à tout départ de Gatia de Ménaka, du coté du gouvernement l’on semble avoir (encore) opté pour la langue de bois. L’impatience du coté des Maliens est d’autant grande que lesdits documents ne sont accessibles nulle part. Au même moment, la médiation et la Minusma font monter (actuellement) toute sorte de pression et/ou menace à l’endroit du Gatia. Un mouvement qui a aujourd’hui le soutien total des populations de Ménaka. Alors que ces Maliens s’attendent à ce que l’Etat s’assume dans cette affaire, c’est ce moment que le chef de l’Etat, IBK, a choisi pour s’emmurer dans une sorte de discrétion, entourant la question d’une véritable omerta.

Le porte parole du gouvernement si prompte à faire un communiqué ces derniers temps s’est, lui aussi, fait plus discret sur le sujet. Y a t il quelque chose qu’on veut cacher aux Maliens ? Rien n’est moins sûr. Car rien ne peut justifier ce silence au plus haut sommet de l’Etat au moment où Ménaka, après goûté à la liberté, court encore le risque d’échapper au contrôle du Mali, comme c’est le cas de Kidal depuis quatre ans. Selon certaines informations, ce nouvel accord (Alger bis) a été signé et IBK n’entend donner d’explications à qui que ce soit. Pas même à ceux qu’il prenait en grand estime comme Ousmane Chérif Madani Haidara qu’il consulte toujours quand des questions le préoccupent. Il y a juste quelques jours, les dirigeants du Gatia, ne pouvant plus supporter la pression qui leur est exercé, ont sollicité une audience avec le chef de l’Etat. Mais, plus de dix jours, ils (les responsables du Gatia) n’ont pas été reçu par le président de la République. En désespoir de cause, ils ont fait recourt au Guide spirituel d’Ansar Dine International, Ousmane Chérif Madani Haidara pour leur faciliter l’accès au chef de l’Etat. Là aussi, c’était peine perdue. IBK est resté barricadé derrière les quatre murs de son bureau. Une attitude qui est pour le moins incompréhensible de la part d’un président que les Maliens ont élu à plus de 77% pour trouver une solution à leurs préoccupations. C’est en tout cas une bien curieuse posture attitude de la part de quelqu’un que les Maliens entendent aujourd’hui aider à gérer une affaire (crise du nord) pour laquelle il a fini de faire la preuve de ses carences.

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