De Moscou : Sadio Camara dénonce les ingérences extérieurs qui ont plombé la réussite sécuritaire

Invité à par son homologue Sergueï Choïgou sur recommandation de Vladimir Poutine, le ministre malien de la Défense Colonel Sadio Camara a activement pris par à la 10e Conférence pour la sécurité internationale à Moscou. Dans un discours limpide, plein de sens et de sagesse, Sadio Camara a présenté la vision du gouvernement malien sur les enjeux stratégiques de l’Afrique de l’ouest et du Sahel. Sadio Camara était l’un des plus de 700 invités à cette conférence, qui s’inscrit dans le cadre du Forum militaro-technique international “Armée-2022” et à laquelle participent également des pays tels que l’Iran, le Vietnam et la Chine à partir de ce mardi 16 Août 2022.

A l’entame de ses propos, le ministre Camara remercie le gouvernement et le peuple russes pour l’accueil chaleureux qui a été réservé à la délégation malienne et pour l’occasion qui lui donnée à cet événement de haut niveau international.

Le ministre de la Défense a profité de cette auguste audience pour y présenter son analyse des facteurs stratégiques majeurs qui affectent la sécurité de la région avant d’illustrer cette analyse avec la situation particulaire du Mali. La sous-région Ouest africaine et sahélienne est confrontée à des grands défis qui s’entremêlent et se développent sur trois (3) dimensions internationale, régionale et locale. Sur le plan international la sous-région subit négativement des effets des incertitudes liés à la mutation en cours de l’ordre international qui résulte du constat de la défaillance voire, de l’échec du système de gouvernance mondial issu de la 2ème guerre mondiale et réadapté à la fin de la guerre froide.

Il insiste que les rapports de force qui ont permis la consolidation de cet ordre apparaissent aujourd’hui dépassés. Les leçons des conflits de la fin du 20ème siècle et du début du 21ème siècle ont montré l’impuissance d’une certaine vision de la force comme moyen de structurer l’environnement mondial, lance-t-il.

« En réaction à cette perte relative d’influence sur la chaine globale, nous constatons la volonté de certaines grandes puissances, de reconstituer une architecture géopolitique en bloc homogène. Surement qu’elle est certainement plus familière et plus rassurante. Les répercussions de cette tendance sont bien visibles dans le monde y compris en Afrique continent relégué comme d’habitude au rang d’objet de convoitise », a discouru le ministre.

Mouss Diarra

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