Crise sociopolitique : IBK applique une partie des recommandations de la CEDEAO, appelle au calme et au dialogue

Face à la désobéissance civile entamée par l’opposition depuis vendredi, le président de la République a lâché la Cour constitutionnelle qui est contestée depuis les dernières élections législatives. Il a abrogé le décret de nomination des membres restants de cette cour et appelé le M5 RFP au calme et au Dialogue.  C’était le samedi, tard dans la nuit, lors d’une adresse à la Nation.

Deux (2) adresses à la Nation du président de la République. La crispation du climat sociopolitique oblige. En effet, après les casses qui ont eu lieu suite au déclenchement de la désobéissance civile, le chef de l’État malien s’est adressé à la Nation. Il a d’abord déploré les casses qui sont nées de cette manifestation. « Nous avons suivi, tous, et déploré ce qui s’est passé hier dans notre pays, en particulier dans la capitale, Bamako », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Des actes de vandalisme à nul autre pareil ! Le saccage de l’Assemblée nationale !  L’occupation de l’Office de  Radiodiffusion-Télévision Nationale du Mali ! Le pillage des biens d’honnêtes citoyens ! Les voitures incendiées d’agents du service public ! 

Et plus grave, dans des circonstances qui seront élucidées, inchallah, par une enquête : des pertes en vies humaines, des blessés ! »

L’État s’assumera

Après avoir présenté ses condoléances aux familles des victimes, le Président IBK a promis justice. « L’État de droit s’assumera, les libertés fondamentales seront préservées tant que je continuerai d’avoir le lourd privilège de vous servir. Pour autant, l’État de droit nous affecte à tous, des devoirs et des obligations. De ces droits comme de ces devoirs, je suis le garant », a affirmé  IBK. Pour lui, le Dialogue entre frères maliens pouvait éviter ce drame : «Je sais que le Mali encore peut parler au Mali, que le Mali doit toujours parler au Mali. Je sais que le Mali doit concéder au Mali. Je sais enfin que le Mali peut accepter pour le Mali ».

La Cour constitutionnelle de Manassa Dianoko lâchée

Face à la situation qui s’aggrave, le président de la République a lâché la Cour constitutionnelle dont la démission est demandée dans le mémorandum du M5-RFP. Il a abrogé le décret de nomination des membres de cette institution. « Suite aux nombreuses analyses et consultations, sollicitations sur la crise post-électorale, et pour la sauvegarde et la préservation de la vie, même des membres restants de la cour constitutionnelle, j’ai décidé, non sans en mesurer la gravité -mais que ne ferait-on pour le salut national –  nous sommes dans l’obligation de nous surpasser, de n’envisager que le Mali. J’ai donc décidé d’abroger le décret de nomination des membres restants de la Cour constitutionnelle », a-t-il informé. Mieux, il accepte de mettre en œuvre  les recommandations issues de la mission de la CEDEAO pour la sortie de crise. Une des recommandations est l’organisation d’élections législatives partielles dans les circonscriptions où il y a eu des contestations. «La dissolution de la cour va nous conduire dès la semaine prochaine à demander aux autorités compétentes la désignation de membres pour que rapidement, une cour reconstituée nous aide à trouver les solutions au contentieux issu des élections législatives », a-t-il laissé entendre.

Un gouvernement d’union nationale dans les jours à venir

Le Président IBK a, dans cette adresse, annoncé la formation de son futur gouvernement de consensus. Mais il a précisé que ceux qu’il qualifie de « casseurs et de démolisseurs » n’y entreront pas. « Enfin, pour être en plus grande capacité de faire face à la situation actuelle tout en donnant des chances au gouvernement de consensus, à la mise en place  duquel nous nous attelons et nous ne perdons pas patience ni courage, je continuerai  de privilégier le dialogue, avec toutes les forces vives de la nation, pour la mise en place d’ une équipe gouvernementale consensuelle, composée de cadres républicains et patriotes et non de casseurs et de démolisseurs du pays, le Mali mérite mieux que ça, chacun dorénavant est édifié, aura vu à l’œuvre, ceux qui aiment le pays et ceux qui sont les démolisseurs du pays »a entonné IBK.

IBK met en garde contre les fausses informations concernant  Soumaïla CISSE

En fin de la semaine dernière, les fausses informations annonçant le décès, en captivité, de l’honorable Soumaila Cissé, ont circulé. Le président de la République a démenti l’information et a mis en garde ses auteurs.  Il a rassuré que son challenger est en vie et sera de retour bientôt. «À ce sujet, je vais vous mettre en garde contre les fausses informations qui circulent sur les réseaux, qui ne tiennent même pas compte, de ce qu’elles peuvent causer à une famille dans la peine déjà et en rajoutent à son anxiété, à sa douleur. Je vais dire ici qu’il n’en est rien, Soumaïla est sain et sauf et Inchallah ! Inchallah ! Inchallah ! Il sera de retour parmi nous », a promis le chef de l’État malien.

 

 

 La rédaction

Source: Journal le Pays-Mali

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