Crise sécuritaire dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest : brainstorming stratégique à Bamako

L’hôtel de l’Amitié de Bamako a abrité le jeudi 12 octobre 2017, les travaux de la conférence régionale sur la situation sécuritaire dans le sahel et en Afrique de l’Ouest. Cela consiste pour les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) de s’inscrire dans une synergie d’action afin de lutter contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière dans la zone. Cette rencontre de haut niveau, présidée par Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, la rencontre a enregistré la présence des patrons de la Minusma, Misahel, ainsi que plusieurs personnalités venues de la sous-région.

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Il faut rappeler que cette rencontre de haut niveau entre les pays du Sahel et de la Cédéao a permis de trouver des solutions idoines pour faire face au terrorisme, au trafic des humains et des organes, et ainsi que de la criminalité transnationale auxquels nos Etats font aujourd’hui face. Trois jours de travaux qui ont permis effectivement d’endiguer cette crise qui sévit depuis un certain nombre d’années.

Pour le ministre Abdoulaye Diop, la présence de l’ensemble des représentants des pays membres du Sahel et de la Cédéao est d’une importance capitale pour notre pays et en général, tous les autres pays de la sous-région. « Car, chaque pays connait aujourd’hui la gravité de la situation, au regard des attaques terroristes perpétrées et de la criminalité transfrontalière. Il n’est un secret pour personne que l’insécurité a atteint une proportion alarmante dans la région et que nous assistons à longueur de journée à l’ampleur des attaques qui conduisent à des pertes humaines ».

Cette réunion ministérielle entre le Sahel et les pays membres de la Cédéao a été l’occasion des uns et des autres de s’appesantir sur les différentes problématiques auxquelles nos Etats doivent faire face, en matière de sécurité et de conjuguer les efforts pour relever tous ces défis. Aujourd’hui, le terrorisme est devenu un phénomène mondial car, il frappe tous les pays. C’est pour quoi cette question fondamentale doit être analysée par les experts pour avoir une sortie de crise sécuritaire.

Le ministre Diop d’indiquer que beaucoup a été fait par le gouvernement malien, mais beaucoup reste encore à faire. C’est dans cette optique que les experts de la Cédéao ont mené des panels qui sont entre autres : analyse des menaces et des groupes criminels dans l’espace sahélo-saharien et en Afrique de l’Ouest ;  analyse des stratégies et mécanismes de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière dans le Sahel et en Afrique de l’Ouest ; la stratégie régionale intégrative de lutte coordonnée contre les groupes terroristes et extrémistes, le crime transnational organisé, le narcotrafic et le trafic humain.

Après ces différents panels, il y a eu également l’atelier technique sur les projets opérationnels de restauration et de consolidation de la paix dans l’espace sahélo-saharien et en Afrique de l’Ouest. A cela s’ajoute l’examen du projet de déclaration de Bamako sur la stratégie régionale intégrative de lutte contre les menaces sécuritaires dans l’espace sahélo-saharien et en Afrique de l’Ouest. Il faut noter que cette rencontre d’envergure régionale a abouti à des déclarations communes pour faire face à ce fléau qui compromet la paix et la quiétude dans la sous-région.

Gaoussou Kanté

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