Couvre-feu au Mali : Comment les Bamakois ont vécu les premières heures…

Conformément aux mesures prises par les plus hautes autorités maliennes pour limiter les risques de contagions du COVID19, le Mali a observé son premier couvre-feu ce jeudi 26 mars. Cette première nuit qui s’annonce difficile pour les citoyens peu soucieux de l’état d’urgence que ce virus exige.

COVID19 ou coronavirus, une maladie qui a fait son entrée dans les pays africains il y a quelques semaines. Il est aujourd’hui présent sur le territoire malien. Le Mali qui a pu pendant longtemps résisté contre la propagation de ce virus sur son territoire, enregistre actuellement 4 cas confirmés. Toute chose qui a provoqué l’état d’urgence sanitaire.

Pour limiter le risque de propagation du virus, le président de la République Ibrahim Boubacar Keïta dans un communiqué adressé à la nation a fait savoir que conformément à des mesures de prévention de cette maladie, un couvre-feu est décrété sur l’ensemble du territoire de 21h à 5h du matin.

Des patrouilles de polices ont sillonné toute la ville ce jeudi 26 mars, au environ de 21h pour le respect strict de la consigne afin de protéger les populations.

La majeure partie des bamakois sont restés chez eux. Cependant d’autres pour une raison ou une autre, sont sortis malgré la mise en garde.

« L’indiscipline et l’incivisme de certains Maliens constituent la plus grande menace. Dans son discours le président de la République a instauré le couvre-feu, pour stopper la propagation du virus. Malgré les nombreuses sensibilisations, et l’instauration d’un couvre-feu, certains jeunes trouvent un motif pour désobéir à la loi.

Si tout est calme sur le goudron, on n’entend pas de bruit de moteur sauf la patrouille, mais du haut de mon appartement je constate avec tristesse que les jeunes sont assis comme d’habitude au grin, des Taximans passent dans les rues. On entend les bruits des moteurs de motos comme si le couvre-feu ne concernait que le goudron. Voilà un comportement qui est pire que le virus, car si le virus est incapable de se déplacer, il se sert de notre incivisme pour se propager. Il est temps que chacun soit responsable, que nous tenons à notre vie et à celle de nos proches.

La Chine s’en est sortie, parce que les chinois ont respecté les consignes données. Chez nous on le prend pour une faiblesse, les jeunes à fleur de l’âge défient la police. En restant à la maison ils pensent respecter la police ou à l’ordre du président. Sachons que ces mesures servent à nous protéger nous-mêmes tous.

Stop au nom respect du couvre-feu, halte au rassemblement devant la porte (grin), restons à la maison pour sauver nos vies et celles de nos proches, » confit un habitant de ATT Bougoudou 700 logements.

« Le virus ne se déplace pas c’est nous qui le faisons déplacer », un concept que tous les maliens devraient comprendre pour sauver sa vie et celle des autres. En attendant une meilleure compréhension de l’opinion publique, il advient de savoir que des Maliens ne croient toujours pas à l’existence du COVID19, malgré les milliers de victimes à travers le monde. Mais avant tout il est important l’on sache qu’il est ‘’mieux de prévenir que guérir’’.

Soumba Diabaté (Stagiaire)

Source: Bamakonews

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