Centre du Mali : La jeunesse Tabilal Pulaaku dénonce l’Etat

La jeunesse de Tabilal Pulaaku, l’Association des peuls, a fait le point de la situation sécuritaire au centre et engage l’Etat à prendre en main la sécurité

La jeunesse Tabilal Pulaaku regrette que les condamnations du gouvernement malien, restent toujours verbales, alors que sur le terrain, les assassinats continuent de plus bel.

Tabilal Pulaaku a mis à profit sa rencontre avec la presse pour s’incliner devant la mémoire des milliers des victimes civiles et militaires de ces dernières années, tombées sous les balles assassines des forces du mal et plus particulièrement à la mémoire des plus de 600 victimes innocentes dont les plus criminelles sont Koulogon, Ogossagou Sobane-Da”.

L’association accuse l’Etat malien de manquer à son rôle d’impartialité. Elle regrette que les peuls sont interdits de circuler librement à motos et de porter des armes même pour leur auto-défense alors que les chasseurs dozos circulent allégrement dans les villes et à motos et armés sans être inquiétés.

Les Peuls sont pourchassés et les familles traditionnelles peules y compris les autochtones ont été forcées de partir laissant tout derrière elles”, a lancé, le président de l’Association de la jeunesse Tabilal Pulaaku, Hamadoun Dicko. A l’en croire, du 23 mars au 31 décembre 2019, la communauté peule a enregistré au moins 45 attaques “lâches et barbares” perpétrées par de l’armée et des milices occasionnant au moins 250 morts et plusieurs disparitions et déplacements.

Au cours de la rencontre, une vidéo a été projetée par les acteurs, dans laquelle on pouvait constater des chasseurs se glorifier à visage découvert d’avoir décapité, démembré et éventré un berger peul du nom de Boubou Hama Diagayette.

La jeunesse Tabilal Pulaaku exhorte donc l’Etat malien à : diligenter les enquêtes sur les graves violations des droits de l’Homme commises dans la région afin de lutter contre l’impunité, redéfinir le mandat des forces de défense et de sécurité dans ses zones d’intervention afin d’assurer la protection effective des populations et à poser des actions concrètes.

La jeunesse Tabilal Pulaaku encourage la Minusma à intensifier ses efforts de communication, de sensibilisation sur son mandat et ses différentes activités auprès des populations à travers les radios locales, encourager la Minusma à être plus apte aux côtés des FAMas sur le terrain à travers des actions concrètes. Appuyer l’Etat dans la réalisation des enquêtes sur les graves violations des droits de l’Homme commises dans la région afin de lutter contre l’impunité.

 

Ibrahima Ndiaye

Source: Journal Mali Tribune

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