Boni : L’ARMÉE REPREND POSITION DANS LA LOCALITÉ

L’armée malienne est revenue depuis samedi dans la ville de Boni, occupée momentanément vendredi par des individus armés. Selon des habitants, au total, 8 assaillants sont entrés en ville sur 4 motos, armes en bandoulière.

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Lorsque les hommes armés faisaient leur entrée en ville, ni le sous-préfet, ni les forces armées et de sécurité n’étaient à leurs postes, selon des habitants de cette localité située à mi-chemin entre Douentza et Gao. Dès leur arrivée, les assaillants qui avaient sur eux les drapeaux des groupes terroristes, ont commencé à saccager les bâtiments publics avant de prendre en otage le 3ème adjoint au maire, Amadou Dicko, 63 ans. Pendant près de trois heures d’horloge, les terroristes ont régné en maîtres absolus dans la ville avant de se retirer en emmenant l’élu local, qui est par ailleurs, un conseiller du chef de village de Boni.
Contactés, les proches d’Amadou Dicko indiquent que les terroristes reprochent à l’élu d’avoir donné des informations à l’Armée. La famille Dicko est régulièrement ciblée par les groupes terroristes ces derniers temps, pour avoir refusé de collaborer avec eux dans la localité. Un membre de la famille Dicko a été tué, il y a quelques mois. Ensuite, un autre membre a été blessé lors d’une attaque dans la ville par deux jeunes armés circulant à motos.
Un communiqué du ministère de la Défense et des Anciens Combattants confirme qu’un détachement des Forces armées maliennes (FAMA) a été attaqué entre Mondoro et Boni à une dizaine de kilomètres de cette dernière localité, dans la nuit du 31 août au 1er septembre. A cette occasion, poursuit le communiqué, trois soldats ont perdu la vie et deux autres ont été blessés. L’attaque a occasionné également la destruction de 4 véhicules.
Le ministère de la Défense et des Anciens Combattants ajoute dans son communiqué qu’une autre attaque a eu lieu le 1er septembre à 10 km au nord de San. Cette attaque a visé le poste de gendarmerie de Bèlènitièni et a causé des dégâts matériels notamment le saccage du poste et la destruction d’un véhicule civil.
Cette recrudescence des attaques en 5è région a provoqué une réunion samedi après-midi au palais de Koulouba sur la situation sécuritaire. Présidée par le président de la République Ibrahim Boubacar Keita, la réunion a regroupé, le Premier ministre, Modibo Keita, le désormais ex-ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Tiéman Hubert Coulibaly, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, général Salif Traoré, le secrétaire général de la présidence, Soumeylou Boubèye Maïga, le chef d’état-major des Armées, général Didier Dackouo et d’autres responsables des services de sécurité.
Une demi-heure après le début de la réunion, le ministre Tiéman Hubert Coulibaly, le directeur de la Sécurité d’Etat, le général Didier Dackouo sont sortis de la salle, accompagné de Soumeylou Boubèye Maiga. Après un bref échangé dans la cour, ce dernier est retourné dans la salle de réunion.
Tiéman Hubert Coulibaly et Didier Dackouo ont ont quitté Koulouba ensemble quelques minutes après le directeur général de la SE. Toutes ces personnalités se sont refusées à tout commentaire. Dans la soirée, le limogeage du ministre Tiéman Hubert Coulibaly a été annoncé à la télévision nationale (l’article ci-contre). Il est remplacé au ministère de la Défense et des Anciens combattants par Abdoulaye Idrissa Maïga, précédemment ministre de l’Administration territoriale.

A. DIARRA

Source : L’ Essor

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