Autorités intérimaires : Gaoussou Drabo plaide pour l’appui de la communauté internationale

« Le texte voté par l’Assemblée sur les autorités intérimaires est un texte extrêmement prudent.

Gaoussou Drabo ancien ministre communication journaliste presse

Ce n’est pas un texte qui ouvre la porte à la main mise des mouvements armés sur certaines localités, mais la compréhension que les mouvements armés ont, c’est la porte ouverte. Donc, il y a un éclaircissement à faire. Le texte est extrêmement prudent, il établit des organes provisoires de gestion de collectivités. Il limite les prérogatives de ces organes et il prône la tenue rapide des élections. Pour les mouvements armés, singulièrement pour la coordination, les autorités intérimaires sont synonymes de remise de localités qu’ils vont gouverner et qui vont constituer pour eux des fiefs politiques. Ils ont déjà des fiefs politiques là où ils sont présents et ils n’ont aucun problème pour installer leurs hommes. Mais, le texte tel qu’il est voté à l’Assemblée ne leur permet pas d’installer n’importe qui. Donc là, il y a un éclaircissement à faire de manière claire et précise. C’est cet éclaircissement qu’on n’entend pas assez souvent. » Ces mots ont été prononcés par Gaoussou Drabo, ancien ministre de la Communication et membre de la Haute autorité de la communication, lors du débat du dimanche sur Africable. Pourtant, il n’en est pas moins optimiste. Il indique qu’on peut résoudre les problèmes. Il  a parlé de la dernière visite des ministres des Affaires étrangères de France et d’Allemagne, au cours de laquelle, « le ministre français a dit que l’Union européenne doit voir comment elle peut aller au-delà de la formation des troupes maliennes, ça veut dire de la dotation en matériels et éventuellement en armements. » Donc, selon Gaoussou Drabo, il y a un tabou qui saute, car les gens reconnaissent que la situation du Mali est particulière et que le danger n’a pas diminué, au contraire, il augmente, devient plus complexe et il peut atteindre des dimensions extrêmement difficiles à contenir si le Mali n’est pas secouru à hauteur de souhait. Donc, a-t-il modestement reconnu, il ne faut pas se fatiguer de plaider.

B.D.

Source: Canard Déchainé

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