Armée: 600 soldats du 92e Régiment de Clermont-Ferrand envoyés au Mali, en Centrafrique et au Liban

Près de 600 soldats du 92e Régiment d’infanterie de Clermont-Ferrand s’apprêtent à partir en mission en Afrique et au Liban. Un départ salué par une cérémonie émouvante en présence des officiels et de leurs familles.
Installée au coin de l’allée de verdure qui mène les soldats à la place d’armes de la caserne sur laquelle se tient la cérémonie de départ, Mounira ne peut retenir ses larmes. ” Quelle fierté ! Vous ne pouvez pas imaginer ce que je ressens.”
Et lorsque son fils apparaît, chantant aux côtés de ses frères d’armes, la mère de famille, qui a roulé toute la nuit depuis la Charente-Maritime, filme la scène, pour ne rien oublier. “On veut être là pour lui. Lui montrer notre amour. On était sur les Champs-Élysées le 14 juillet pour le voir défiler, et c’est toujours la même émotion pour nous. Vous n’imaginez pas…”Émouvante cérémonie marquant le départ de militaires du 92e RI en opération extérieure (photo Thierry Nicolas).

La moitié du Régiment sur le départ
Comme lui, ce sont près de 600 soldats, soit la moitié du 92e Régiment d’infanterie de Clermont-Ferrand qui va se déployer sur la bande sahélo-saharienne, en Centrafrique et au Liban pour quatre mois d’opérations.

La dernière fois, c’était en 2019, et Caroline, maman de trois jeunes enfants, ne l’a pas oublié.

” Je suis rodée aux départs. C’est vrai que lorsque j’ai connu mon mari, on n’avait pas d’enfants. Aujourd’hui, c’est un peu plus dur de leur expliquer que leur papa part… Quatre mois, c’est très long. C’est la moitié de leur vie qui s’en va.”
CAROLINE (femme d’un soldat du 92e RI)

Alors même si la jeune femme se console avec la technologie et les appels vidéos qui vont lui permettre de mieux vivre la séparation, elle sait que le devoir doit l’emporter. ” Mon mari est passionné par son métier de pilote et rien ne peut l’arrêter.”

Un groupement tactique baptisé “Auvergne”
Le colonel Martin Doithier, chef de corps du 92e Régiment, part avec 300 de ses hommes sur la bande sahélo-saharienne. Fier du nom de baptême de son groupement tactique désert : ” Il va s’appeler Auvergne, c’est un symbole fort.”

Le colonel Martin Doithier part avec ses hommes (photo Thierry Nicolas)

Interrogé sur une possible appréhension, le colonel se range derrière des objectifs clairs : ” On est bien préparé. Je ressens une saine pression pour ramener tout le monde à la maison.”

Si les détails de l’opération Barkhane demeurent secrets, les grandes lignes se dévoilent. ” Nous partons pour lutter contre les groupes terroristes armés, main dans la main avec les forces armées maliennes. Il s’agit de libérer la population de ce joug terroriste qui empoisonne leur existence.”

Parallèlement à cette opération, les autres soldats seront envoyés en Centrafrique pour mener un partenariat militaire opérationnel, et au Liban en qualité de Casques bleus pour les Nations unies.

Carole Eon

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