Après les défaites militaires successives sur le terrain : Les narco-séparatistes envoient des renforts sous le commandement de l’ex-Commandant déserteur Ba Ag Mossa à Tombouctou

La Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) continue d’accentuer la pression dans la région de Tombouctou en dépit de ses revers subis à Diré et Léré et,  plus récemment à Tenenkou, dans la région de Mopti. Une colonne de 22 pick-up fait route vers Tombouctou pour appuyer leurs éléments en difficulté  dans la septième région administrative.

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Ces renforts sont sous le commandement d’un habitué de la rébellion touarègue, l’ex-commandant déserteur de l’armée malienne,  Ba Ag Mossa,  connu sous le pseudonyme de Bamoussa. Il a déserté en 2005 lorsqu’il commandait une unité à Ménaka  pour rejoindre le colonel Hassan Fagaga (actuel chef de la sécurité de Kidal au compte du MNLA) dans le maquis lors de la rébellion de la même année conduite par ce dernier déserteur lui aussi de la garde malienne. Après la signature de l’accord d’Alger en 2006, ce renégat n’a pas réintégré l’armée, pas plus que son chef Fagaga. Il a côtoyé la nébuleuse terroriste AQMI à ses débuts dans la bande sahélienne pour en devenir l’un des collaborateurs actifs.

L’ex-Commandant Ba Ag Mossa commandait,  aux côtés de leurs alliés narcoterroristes dont Iyad Ag Ghaly et Cheick Haoussa d’Ansser Eddine,  l’unité du MNLA qui a lancé l’assaut contre les éléments du Capitaine Sékou Traoré à Aguelhok,  entre le 17 et le 18 janvier 2012.

Les renforts qu’ils acheminent vers la région de Tombouctou seraient lourdement armés et composés de plusieurs assaillants.  Bien que défaits militairement dans certaines localités de la région de Tombouctou, les narco-séparatistes sévissent toujours  et occupent certains hameaux ou villages notamment Ber,  non loin de la ville de Tombouctou.

L’armée malienne,  de son côté, a renforcé son dispositif dans les régions de Gao, Tombouctou, Mopti et certaines parties de la région de Ségou. Elle est en état d’alerte maximum pour déjouer la contre-offensive de la Coordination des mouvements de l’Azawad.

     Abdoulaye DIARRA

Source: L’Indépendant
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