Ahmed Boutache, président du comité de suivi de l’accord : « Le Compis 15 est une invention et n’a aucune existence légale »

Les rideaux sont tombés, le jeudi dernier, sur la cinquième session ordinaire du Comité de Suivi de l’Accord. Visiblement, la lancinante question relative à l’intégration du Compis 15  et d’autres mouvements semble avoir été tranchée par le président du Comité de Suivi de l’Accord.

Moussa Ag Assarid rebelle touareg mnla cma porte parole negociation pourparlesLes points suivants étaient inscrits à l’ordre  de cette cinquième session ordinaire du Comité de Suivi: l’évaluation générale de la situation sur le terrain, l’examen des questions organisationnelles en suspens en lien avec la composition du CSA,  le budget de fonctionnement, la présentation et la discussion des rapports des quatre sous-comités (question politique et institutionnelle, question de défense et de sécurité, le développement socio-économique et culturel, la réconciliation, justice et questions humanitaires. Clôturant les travaux, Ahmed Boutache, Ambassadeur d’Algérie au Mali et non moins le président du Comité de Suivi de l’Accord(CSA) a estimé que la situation sur le terrain s’est nettement améliorée. Selon lui, depuis la fin de la session de septembre, les parties se sont abstenues à recourir à la violence. «La rencontre directe de certains groupes armés ont permis d’enregistrer des accords inter et intra communautaires qui contribueront à enterrer la hache de guerre ».

Concernant la mise en place de la patrouille mixte, il a estimé que ces détails n’ont pas été arrêtés « Il va falloir attendre que les organes chargés de la mise en place de patrouilles mixtes et d’un certain nombre de chose se réunissent afin de prendre des décisions appropriées en la matière», a noté M. Boutache.

Par rapport à la composition du CSA, il fera remarquer qu’il a été décidé à la demande des parties de leur laisser le soin de faire des consultations et de revenir dans les prochains jours avec des propositions consensuelles.”Si les parties décident, il y aurait des formules pour permettre à certains représentants d’être dans le CSA aussi bien que dans les sous commissions thématiques. Par rapport à l’intégration de Compis 15 comme un nouveau acteur, le président du CSA a été on ne peut plus clair Le compis 15 est une invention, c’est quelque chose qui se situe en dehors de l’accord . « Pour l’ensemble du comité, il n’a aucune existence réelle. Ce qui importe, c’est de pouvoir  traiter le cas des mouvements signataires et de ceux qui aspirent à conjuguer leurs efforts avec ceux du comité  en faveur de  la paix. Le Compis 15 n’a aucune existence  légale » , a-t-il déclaré. Enfonçant le clou, Sidy Bahim Ould Sidati a, quant lui, estimé qu’il n’ ya que trois parties à cet accord de paix : Le gouvernement, La CMA et la Plateforme. « Il n y’ aura pas d’autre représentativité  en dehors de ces trois parties reconnues par l’Accord pour la Paix et la Réconciliation nationale. Celui qui veut participer a le choix d’intégrer le gouvernement, la plateforme ou la CMA », a t-il martelé. A la question d’un consensus sur le budget du CSA, il dira qu’ils sont tombés d’accord sur le budget qui sera adopté dans les prochains jours. « Il n’y a plus de problème, le CSA peut fonctionner  tranquillement et à plein temps » Hamadoun Konaté, ministre de la Solidarité , de l’Action Humanitaire et de la Reconstruction du Nord, pour sa part , a indiqué que des accords de paix sont en bonne voie : « Cette cinquième session s’est tenue dans de bonnes conditions. Personne n’est sorti mecontent pendant la réunion. Toutes les composantes de la délégation malienne ont parlé d’une seule voix et ont exprimé le souci de voir revenir la sécurité sur toute l’étendue du territoire, une accélération dans la mise en œuvre de l’Accord ».

Boubacar SIDIBE

source : Le Prétoire

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