Accord pour la paix et la réconciliation nationale : Désavoué après l’avoir paraphé, le gouvernement tente désespérément de convaincre

Le document d’accord que vient de parapher le gouvernement malien, est loin d’être ce à quoi le citoyen lambda s’attendait, après 8 mois de va-et-vient entre Alger et Bamako, sans parler du coût pour le contribuable malien. Ce document ayant la particularité de diviser les Maliennes et les Maliens, nos hautes autorités sont contraintes de tout mettre en œuvre pour les convaincre. Toute chose que ne gobe pas une bonne partie des populations.

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En lisant le document paraphé par nos autorités, on a l’impression qu’il n’a été paraphé que par des gens qui n’ont aucune notion de notre histoire et de nos valeurs socio-culturelles. Il est important de souligner que le gouvernement a commis une erreur qu’il ne fallait pas commettre. Il aurait été intéressant, pour avoir l’aval de toute la population, de la consulter avant le paraphe de cet accord. Peut-être qu’il fallait organiser autour de ce document un débat national afin que les uns et les autres apportent leurs remarques et suggestions.

Pendant ce temps, les bandits armés, toujours malins, ont refusé de parapher le document, arguant qu’ils doivent consulter leur base avant de prendre toute décision. Une ruse pour continuer leur fuite en avant ! Puisque la Coordination des mouvements de l’Azawad dit négocier au nom des trois régions du Nord, à savoir Gao, Tombouctou et Kidal, pourquoi alors ne manifeste-t-elle pas jusqu’à présent en dehors de Kidal ? Personne n’a, jusqu’à preuve du contraire, entendu parler de la tenue d’un rassemblement à Gao ou à Tombouctou par la Cma, pour la simple raison que ces deux régions nord du Mali ne se reconnaissent pas de l’«Azawad». Pour preuve, le mouvement d’auto-défense appelé Gatia, sans l’implication de la Minusma, aurait pu chasser de Kidal le Mnla et ses alliés.

Ceux qui défendent farouchement l’indépendance, voire l’autonomie, sont-ils de vrais Maliens ? De toute évidence, non ! Car ils s’en fichent éperdument de ce que nous appelons un «Mali Un et Indivisible». En tout cas, en attendant de voir la tournure que prendront les choses, nos plus hautes autorités doivent reconnaître qu’elles ont commis une grosse erreur en se précipitant pour parapher cet accord, sans consulter ne serait-ce que les forces vives de la Nation. Comme dit l’adage : «Qui va plus vite que la musique, danse mal».

Gabriel TIENOU/Stagiaire

Source: Le Reporter

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