Accord pour la paix et la réconciliation : L’ÉVALUATION, SEPT MOIS APRÈS

La réunion consultative de haut niveau des membres du Comité de suivi de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali a débuté hier à Alger. Au cours de cette réunion, au moins quatre communications seront présentées.

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Selon Algérie presse service (APS), la réunion du groupe de médiation internationale de suivi du processus de mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation va « procéder à une évaluation approfondie des réalisations et difficultés qui entravent la mise en œuvre de l’Accord ».
Présidée par le ministre d’État algérien, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Ramtane Lamamra, la réunion s’inscrit dans le cadre de la série de consultations d’évaluation périodique du processus de paix et de réconciliation au Mali. Ces consultations ont débuté dimanche par une réunion du comité stratégique algéro-malien.
Dans une allocution à l’ouverture des travaux, Ramtane Lamamra a souhaité la bienvenue au nouveau chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, soulignant que le diplomate tchadien jouit de l’expérience qui l’habilite à concourir au règlement de la crise au Mali.
Le chef de la diplomatie algérienne a salué lors des travaux qui se poursuivent à huis clos le soutien du groupe international au Mali. La rencontre du groupe de la médiation précède la réunion du Comité de suivi de la mise en œuvre du processus de paix et de réconciliation.
« Les consultations que nous menons aujourd’hui, j’en suis convaincu, seront très utiles pour la consolidation des acquis du processus de paix engagé au Mali », a déclaré Ramtane Lamamra.
Toujours selon l’APS, la réunion co-présidée par Lamamra, et notre ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, intervient dans le contexte de l’évaluation du processus de mise en oeuvre de l’Accord à l’initiative de l’Algérie chef de file de la médiation internationale. Des décisions seront prises autour de l’opération de cantonnement et d’autres questions liées au développement dans les régions du nord du Mali. Cette réunion de haut niveau voit la présence des représentants des trois parties signataires de l’Accord (le Gouvernement, la CMA et la Plateforme) et de tous les membres de la médiation (Niger, Mauritanie, Burkina Faso, Tchad, Nigeria), de la France, des États-Unis, de ONU-MINUSMA, UA-MISAHEL, CEDEAO, UE, OCI.
Mahamat Salah Annadif, le nouveau chef de la Minusma, était présent également. Dans la matinée, une réunion formelle de l’équipe de la médiation internationale dans la crise dans le nord du Mali, s’est tenue à huis clos pour examiner les avancées et les difficultés dans la mise en œuvre de l’Accord de paix.
Sept mois se sont écoulés depuis la signature de l’Accord, soit une période « suffisante » pour faire le point sur le chemin que les parties signataires ont parcouru ensemble, avec l’accompagnement de la communauté internationale, sur la voie du retour de la paix et de la consolidation de la réconciliation. L’Accord pour la paix et la réconciliation signé en deux étapes, en mai et juin 2015, par le gouvernement et les groupes politico-militaires du Nord Mali, avait été obtenu après cinq rounds de dialogue, engagé en juillet 2014 sous la conduite d’une médiation internationale dont l’Algérie est le chef de file.
A. DIARRA

source : Essor

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